‹ La philosophie ancienneChapitre 66 sur 194 · CXI? LA PHILOSOPHIE ORIBNTALK · texte numérisé non relu

CXI? LA PHILOSOPHIE ORIBNTALK

On ne pentsier qn*à cMè, 3 n'y aîides Mies, pensées» desékns de seisibilité, des leçans d'iramanité fort lowbies données par Mencius à ses eompatriolcs et «pn e& font ainsi mi noraHste di^iogiié, (Ugne de continuer son maître et de figurer parmi ka précepteors de celle nation peu docile, on en conviendra, à ses» leçoos.^ » (i6td.)

IV. ArpfiÉaàmoK gékémaïx. — Voilà ce (fu'oB sait, à peu pires, de pfais important sur ees philosophes cpri, on le voit, soit plutôt des moralistes on des sages»

Le plus grand de ees philosophes est sans eontredit Confncius; et lnt*mèroe n'est c[ia'im moratiste. Sa morale, on en convient {Tcken^ Ki'Tong), qui s'énonce en maximes, préceptes, conseils pratique^ n'est nullement théorique. Elk n'est pos coordonnée en système. Les principes n'en sont m analysés, ni discutés, ni rattachés à un principe swpërieiu' et unique. Les devoh^s ne sortent pas comme conséquences ou applications de ce principe. On l'a comparé à Gicéron et, en particulier, sa doctrine à celle du de Offieiis (Hegel). La comparaîsoD, selon nous^ n'est pas exacte, elle fait tort à l'un et à l'autre.

C'est ne pas tenir compte de ce qui distingue ce genre de morale de celle qui porte un caractère philosophique. Or Cicéron. sans élre UU' grand penseur spéculât^, est pourtant un philosophe. Que sa morale soit peu originale on empruntée dans ses principes, que ceux-ci lui viennent d'ailleurs, cela ne fait rien. Cicéron, Sénèquc, Marc-Aurèle, Epictète ne sont ni des métaphysiciens, m des théoriciens; mais ils viennent à la suite des vrais philosophes qui ont fondé h morale sur une base théorique ou métaphysique, ils sont plus ou moins leurs disciples. Ils admettent leurs principes; euxmêmes les reprennent et souvent les discutent oui les défendent. En outre, les préceptes chez eux ne sont pas émis au hasard ; ils sont plus ou moins liés entre eux, et forment un corps plus ou moins organisé de doctrine. C'est ce qui ne se voit pas dans Confnciiw ni dans aucun des moraKstes chinois. Cela n'erapéche pas Confncins d*être, si Ton veut, un grand moraliste, un moraliste de génie mtoe, je dis plus, un des grands interprètes, de h conscience humaine. lÊtïs les deux genres sont et restent différents.

M ce sont des pensées, des sentences, des censeîte ou des préceptes rédigés sous forme rf'aphorisraes ou de maxknes qui sont comme «>« sorte de catéchisme moral. Confucius serait plirtét, comme on Fa dît, une sorte de FVancklin chinois. Quelques-unes de ces rosOTses sont fort heltes. Des pensées très élevées et très pures, wm sans profondeur, sont exprimées, mais sans liaison, sans dénonstratioB, «b^

LA PflILOSOPHIB DBS CKINOIS CXT

attade TisiUe avee des principes. L*eiiaemble est semé de réflexions phie ou moi]» sabfiiles dont qoetques-unes à tarko« à raison pourraient iH>a5 paraître, seioD letre geût ou mmière de roiv, riéieales ou puériles. Ce qu*oa sait des autres philosophes, de Lao-TzeUj Mmg-Tzeu, n'est guère plus spéetriatif et phis nHsomé. Tout cala, loin 4e eOBtredîre fletrt thèse, la jwtiAe»

Néanmoias certaines questions se posent ici, auxqudles l'Ustorien de la philosophie est tCBU de cherekei ime réponse.

On a montré pourquoi la philosophie spécnlative tt*avait pu naître «t se développer chei les Chinois. Ce n'est pas moins un fait remarquable et, en apparence, esntradictoire que Tapparkion de cette morale si pure, s& désintéressée, au sein d'une société dont toutes les tendances lui sont si oppoaées;y chet un peuple Toué à Tutilitarisme le pin» complet. Ce n'est pas non plus un autre fait moins à remarquer que la conformilë de cette morale avec celle des grands esprits, qui, (tains une autre eiviiisotion, en Grèee et à Rome, on dans l'Europe actuelle, ont été les plus purs interprètes de la coosdenee humaine, ceqni a permis de les eompaser. Qu'à Fexlrémité de l'Orient, dons un monde kolé et fermé, dm une nation on une race dont la manière de penser, dé sentir et déjuger diffère si fort de la nôtre et qui semble avoir pris en tout le contrepied de nos idées, de nos mœurs et de nos usages, il se soit trouvé des hommes supérieurs et un homme de génie capables de concevoir une telle morale et d'en proclamer les maximes, c'est un fait historique qui n'est pas sans devoir provoquer la surprise. Gomment celte morale si pure, si belle, si élevée a-t-elle pu se produire en m tel milieu? Mais de phis que cette BK)rale, presque en tout point identique à la nôtre, ait été accueillie avec enthousiasme, prise pour base de la \egiaitAosL, des institutioi», del'éduealion, adoptée comme reiigiott d*Étit chez ce peuple dont tous les instincts et les goûts la contredisent, ii jr a là, disons-nous, un proUème qui se pose et que l'historien moralisfe lin-méme doit chercher à résoudre.

La solution n'est pas diffidie et nous n'avons pas Tboanenr de ravoir trouvée. C'est fo'en définitive, la conscience humaine, qui est une forme de la raison, prise en soi, dans son fond, et dans ses révélations intimes, où sont contenus, virtudlenient, les principes, est beaucoup plus commune, plus semblable, invariable et identique, malgré toute diversité, opposkion ou variabilité, que les autres formes de l'iniettigenee, que le goftt par exemple, mélange délicat de raison, de sensibibté et d'imagineliso.

B suffit que in raisonr Ains l'homme, ait reçu un cestaôn degié de

Page 1