‹ La philosophie ancienneChapitre 79 sur 194 · ANAXIMANDRE · texte numérisé non relu

ANAXIMANDRE

74; Apulée; lY, Pline, XXXYI), est grossier ou incertain. Sur la nature de fdmej un guide plus sûr est le même Aristote. Il dit que, pour loi, le principe du mouvement était plutôt brut et aveugle qu'intelligent {de Anima^ I) ; qu'il asâmilait Tâme des animaux à Vaimantf ce qui s'accorde avec ce qai a été dit : que le monde est animé. De plus, il est gouverné par la nécessité. (Plut., Diôg., Stob.) Dieu est ineffable (df^^oç), ce qui se dit aussi bien de l'univers et de ses lois (formule panthéiste). — La morale (Diog. L. 1, 1), toute de maximes, de sentences^ ne s'élève guère au-dessus du bon sens, comme chez les sages de ce temps ^

3^ 5a valeur spéculative. — Quel est le mérite philosophique de ce sjstème? Pour nous, très-éloignés de ces temps et familiarisés avec les idées générales, il paraît grossier; alors il ne Tétait pas. Ck>ncevoir un élément, même matériel, comme forme primitive «t universelle des choses, savoir généraliser au début de la science est un effort peu commun de la pensée. L'esprit grec y arriva d'un seul coup. Ce premier pas en dehors du sens commun, de ?a tradition et des symboles, est remarquable. (Voy. Hegel, XIII, p. 203.)

n. AifAXiMANDRE (610-547 av. J.-C), ami de Thaïes, est peu connu. Il est difficile de rien dire de précis sur sa doctrine. Ce qui seul est authentique c'est qu'il admettait comme principe des choses Vinfini {xh (Sîceipov), mais sans déterminer sa nature, ni dire si c'était Teau, l'air ou quelque autre chose. (Arist., Mét.^ I.) Il disait que cet infini renferme tout (Tcepilx^v) , régit tout (Yu^epvSv) ; il est divin (ôeTov), immortel et indestructible '. (Diog. L. ; Arist., Phys., III, i.) — Sur une telle base, on conçoit que se soient élevées les opinions les plus diverses ^. Il faut écarter toute idée de théisme, la notion d'un Mifini, être parfait au sens spiritiuiUste, ou même de l'infini idéaliste de Parnénide *. Lin/ini, c'est ou la matière infinie^ Vinéé" Urminif ou l'univers dans son ensemble ou sa totalité, l'infini des

2. Un poiot plus précis est celui qui, d'après k Uxte d'Aristote, a fait ranger ce ph'ilosopbe parmi les mécanittes (voy. Riller), à côté d'Empédocle et d*Anaxagor6. Le mélange O*^*) lai serrt à tout expKqner.

3. E/intioxXùoui rà /ûUy/uiR xetl Ai»R(c/iÂtf^/9ov. (\mi., Met, XII, 2.) — T^ /n^» Tfi» «xaiilToy CTbéophr.)'

(Diog. L., II, 1, 2.)

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