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LA PENITENCE 3O

Hnsuitc il doit combattre et mortifier en lui ses passions désordonnées.

Enfin il doit s'unir au Christ pénitent. Le Christ a fait pénitence, en travaillant et en souffrant : nous aussi, nous devons travailler et souffrir. ' ,

Qui donc est à l'abri des contrariétés, des difficultés de toute sorte ? Répétons sans cesse le mot de saint Dominique : « C'est ma pénitence ». Sans esprit de pénitence, il est impossible de surmonter les tentations d'impatience.

Le Christ a fait pénitence par son humilité et sa douceur; soyons, nous aussi, doux et humbles de cœur.

3. La pénitence est la coopération que Dieu nous demande. Dans un cœur pénitent Dieu ne se contente pas de couvrir simplement la souillure du péché : il efface le péché en considération des mérites du Christ. L'homme est justifié devant Dieu par une véritable régénération à la vie surnaturelle.

L'exemple de tant d'hommes qui devinrent de grands saints après avoir été de grands pécheurs, nous montre ce que la pénitence peut faire de l'homme le plus faible. Détournés de la voie du monde par des adversités fortuites en apparenee, ils se sont livrés tout entiers à la grande pensée qui fait les enfants de Dieu. Au début, accablés d'une foule de faiblesses terrestres et sujets encore à de légères rechutes dans les vieilles habitudes, ils se sont élevés peu à peu à une pureté de cœur et à une vertu qui dépassaient de beaucoup toutes les forces humaines.

L'exemple de ces pénitents est un puissant encouragement à nos efforts vers l'idéal de la perfection. Ces « grands pécheurs » ont travaillé avec le plus grand succès à la fin sublime que poursuit l'Eglise, à la civilisation chrétienne.

On dirait qu'ils ont été les instruments de prédilection dont Dieu s'est servi pour propager sa gloire, aider l'Eglise et travailler au vrai bonheur des hommes.

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