LE ROYAUME DU CHRIST
il est l'objet même de ce culte. Le culte qui lui est rendu depuis le commencement du christianisme, ressemble à un vêtement qui n'est fi\it que pour la Divinité.
Ce souverain apparaît dans le monde , il nous adresse un appel. Il ne veut en définitive que l'honneur et la gloire de Dieu de la façon voulue par Dieu. Un seul culte, un seul Dieu !
Mais cette pensée est très intimement unie au salut et au bonheur de l'homme. Le Seigneur veut tout remettre dans l'ordre, les choses de la vie privée comme celles de la vie publique, afin de renouveler ainsi la face de la terre.
L'invisible se présente à nous dans un médiateur visible : direction divine, enseignement divin, sancfification divine sous une forme humaine ! Le Christ a reçu toute sa puissance d'en haut ; étant visible lui-même, il transmet cette autorité à des organes visibles ; il fonde une grande société : non pas un Etat nouveau dans l'État, mais une véritable société chrétienne, dans laquelle il dépose son autorité et qu'il charge de conduire les hommes à Dieu en son nom et par sa puissance.
3. Pour que le royaume de Dieu se renouvelle dans le cœur des hommes, il fliut la coopération des hommes. Tous sont appelés, selon leurs moyens, leur position et leurs forces, à coopérer à l'extension et à l'affermissement du royaume de Dieu. Comme dans toute armée, il y a en celle-ci des grades différents et des postes divers.
Les uns marchent uniquement poussés par une certaine nécessité : ils marchent parce qu'ils ne peuvent faire autrement ; ils ne font que ce qui est strictement nécessaire pour n'être pas honteusement exclus de l'armée.
Les autres, partisans enthousiastes et champions intrépides, ont au cœur une noble pensée et, dans une sainte initiative, ils sont prêts à tout sacrifier à cette pensée. Cette bravoure chevaleresque les pousse à s'unir au Christ aussi parfaitement que possible.
On voudrait suivre le Sauveur du plus près possible ; on voudrait, selon ses forces, tâcher d'égaler, son dévouement et son abnégation ; on voudrait, selon son pouvoir, lui rendre amour pour amour, et, pris d'un saint enthousiasme pour la personne du chef, imprimer pour ainsi dire en soi le type de vertu et de dévouement qu'il nous a laissé.
Le Sauveur a trouvé dans toutes les conditions des multitudes sans nombre de sujets et de partisans pleins de bravoure, des âmes fidèles qui ont répondu a. son appel avec un dévouement héroïque ; des âmes généreuses qui, avec la plus complète abnégation, ont pris leur place dans la grande lutte, dès que l'appel de la grâce s'est fait entendre.
La cause du Sauveur est sûre de la victoire ; l'avenir est à elle, tandis que le monde tombera en ruines.