‹ La philosophie chrétienne de la vieChapitre 152 sur 344 · LE CHRIST NOUS A DHLIVRKS DES TENEBRES · texte numérisé non relu

LE CHRIST NOUS A DHLIVRKS DES TENEBRES

Il leur dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matth., v, 48.) C'est pourquoi l'Apôtre déclare : <N Nous enseignons aux hommes toute la sagesse, afin que nous rendions tous les hommes parfaits en Jésus- Christ. » (Col., I, 28.) 11 nous faut toujours marcher en avant, « jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité d'une même foi et d'une même connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'un homme parfait, à la mesure de l'âge et de la plénitude selon laquelle Jésus-Christ doit être formé en nous, afin que nous ne soyons plus comme des enfants, qui se laissent emporter à tous les vents des opinions humaines... mais, que pratiquant la vérité par la charité, nous croissions en toutes choses dans Jésus- Christ, qui est notre chef et notre tête ». (Eph., iv,

3. Par sa vie tout entière le Christ a posé les principes de la véritable égalité et de la vraie fraternité entre les hommes. On lit dans le christianisme : « Dieu n'a point égard à la qualité des personnes. » (Act,, x, 34 ; Galat., II, 6.) L'apôtre saint Jacques déclare qu'il y a péché à faire acceptioi des personnes (Jac, 11, 9).

Saint Paul écrit aux Galates : « Vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ... 11 n'y a plus ni juif, ni gentil, plus d'esclave ni de libre, plus d'homme ni de femme ; mais vous n'êtes tous qu'un en Jésus-Christ. » (Gai., m, 26-28.)

«Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres, et que vous vous entr'aimiez comme je vous ai aimés ; c'est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. » (Jean, xiii, 34-35.) Lui qui, par sa nature divine, est infiniment au-dessus des hommes,

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« n'a point honte d'appeler les hommes ses frères ». (Hebr., ii, 1 1.)

Par là, cette fraternité universelle, que le paganisme ignorait, est entrée dans le monde. De là cette exhortation : « Que chacun ait pour son prochain une affection vraiment fraternelle ; prévenez-vous les uns les autres par des témoignages de déférence. » (Rom., xii, lo.) Saint Pierre appelle tous les chrétiens réunis « la fraternité qui est dans le monde » (i Pierre, v, 9), et il les exhorte à être « les amis de la fraternité » (Ibid., m, 8). Les Actes des Apôtres nous rapportent que « la multitude de ceux qui croyaient n'était qu'u7t cœur et qu'une âme ; nul ne considérait ce qu'il possédait comme étant à lui en particulier ; mais toutes choses étaient communes entre eux » (Act., IV, ^2).

4. Le Christ nous a apporté la vraie liberté ; non point la liberté de la destruction, du cadavre, mais la liberté de l'ordre, de la vie. Il attend de nous que nous nous conduisions de plein gré en serviteurs de Dieu.

« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » (Jean, vni, )2.)« Si le Fils (de Dieu) vous met en liberté, vous serez véritablement libres. » (Ibid., viii, 36.) Le Christ parle de la vraie liberté.

Il y a aussi une liberté qui n'a, de la liberté véritable, que l'apparence. L'apôtre saint Pierre avertit de se garder de ceux « qui invitent à la luxure par les plaisirs de la chair, et qui promettent la liberté, lorsqu'eux-mêmes sont esclaves de la corruption » (2 Pierre, 11, 18-19). Il exhorte les siens à se conduire comme ceux « qui sont libres, non pour vous servir de votre liberté comme d'un voile pour couvrir votre malice, mais pour agir en serviteurs de Dieu ».

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Saint Paul écrit aux Galates : « Vous êtes appelés, mes frères, à un état de liberté : prenez garde seulement que cette liberté ne vous serve d'occasion pour vivre selon la chair, mais assujettissez-vous les uns aux autres par une charité spirituelle. » (Galat., v, 13.)

De même saint Pierre : « Honorez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu, respectez le roi. » (i Pierre, II, 17.)

5. En nous donnant ces biens, le Christ a posé la base du véritable progrès. 11 n'y avait alors plus de progrès. On en était arrivé à la limite dernière dans le culte de la matière. Le Christ remit l'humanité dans le vrai chemin, il lui annonça le progrès, et le lui rendit possible.

Et aujourd'hui ? Nulle part le mot de progrès ne se rencontre plus fréquemment que sur les lèvres des adversaires du christianisme. « Des hauteurs de l'histoire — dit un célèbre écrivain (W. Menzel) — on voit maintenant la société européenne descenare du christianisme, qui s'éleva comme une montagne sublime au-dessus des eaux du déluge, et se plonger de nouveau dans le vieux désert et dans les vieilles ténèbres du paganisme et dq judaïsme. Et c'est ce recul de la société européenne, que les païens et les juifs modernes appellent actuellement le progrès. »

Qui peut remédier à un tel état de choses, sinon Jésus-Christ ?

La connaissance du Christ doit, pour vous, passer avant toutes choses. Que pensait l'apôtre saint Paul de cette connaissance ? 11 avait vu bien des grandeurs et bien des magnificences en ce monde. Il avait vu la superbe Rome, dominatrice de ce monde matériel ; il avait vu Athènes, la capitale des arts et de la sagesse humaine; il avait vu

Jérusalem, la cité choisie, qui avait été la dépositaire des antiques manifestations de Dieu. Et cependant il dit : « Tout me semble une perte au prix de cette haute connaissance de Jésus-Christ, mon Seigneur, pour l'amour duquel je me suis privé de toutes choses, les regardant comme des ordures, afin que je gagne Jésus-Christ. » (Philip., III, 8.)

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