L INCARNATION UU CHRIST
Verbe intérieur du Père qui se révèle dans le christianisme. Une autre raison est que le Fils est la Sagesse personnelle qui a servi de type pour la création de toutes choses. Le couronnement de la création, l'homme, avait été dénaturé, défiguré par le péché. Pour lui rendre sa beauté. la Sagesse personnelle devait de nouveau servirde modèle.
4. L'humanité, et en particulier le peuple choisi d'Israël, devait coopérer à l'incarnation. L'Homme-Dieu devait être un fils d'Abraham et de David (Rom., 1, ^ ; ix, 4-5). Ce peuple semble avoir été préféré non à cause de ses vertus, mais à cause de ses sentiments charnels; par là il était particulièrement propre à représenter l'immense besoin que l'humanité avait d'être sauvée.
Nous apercevons dans la pénombre d'un arrière-plan les brillantes figures des Saints et des Pères de l'Ancienne Alliance. Par leurs vertus, par leur foi, parleurs prières, ils ne furent pas sans influence sur le temps, les circonstances et les effets de .l'incarnation.
Un Ange apporta le message; il convenait qu'il en fût ainsi. Les Anges sont les messagers de Dieu. Un Ange aussi avait participé à la chute de l'homme. L'Homme-Dieu devait également être le chef des Anges. Les rachetés du Christ devaient prendre la place des Anges déchus.
L'Ange se présente à Marie et la salue avec respect ; il lui annonce l'objet de son message, dissipe l'hésitation de la 'Vierge et montre toute l'excellence de la dignité de Mère de Dieu qui lui est olïerte, en lui découvrant la mission et les qualités de l'Homme-Dieu ; comme preuve de la volonté de Dieu il lui annonce la conception de Jean.
^. Après Dieu, cest Marie qui a les rapports les plus intimes avec l'incarnation du Christ. Dans le même sens que notre mère de la terre est notre mère. Marie est la mère de Jésus.
Marie conçut son divin enfant d'une façon miraculeuse ; elle fut vierge avant la naissance, durant la naissance et après la naissance. Tel a toujours été l'enseignement de la sainte Église, confirmé par l'Écriture et la Tradition. Le Christ eut aussi des parents, qui sont appelés ses frères dans la sainte Écriture (Matth., xiii, 55) selon la coutume juive (Genèse, xiii, 8). Le Christ est appelé le premier-né. c'est-à-dire celui qui est consacré au service du Seigneur ainsi que le prescrivait la loi juive (fixode. xiii, 2).
Dieu prépara Marie à son rôle de Mère de Dieu d'une manière en rapport avec sa dignité. Tandis que nous, enfants des hommes, nous ne recevons 1^ grâce sanctifiante qu'au baptême, Marie fut ornée de celte grâce au premier moment de son être ; jamais elle ne fut souillée par le souffle du péché originel. C'est ce qu'on appelle l'Immaculée Conception de Marie.
Les vertus de Marie resplendissent avec éclat au moment de l'annonciation de l'Ange : son humilité, sa pureté de cœur, sa foi, son abandon complet à la très sainte volonté de Dieu.
Reconnaissance et vénération à la sainte Vierge pour sa coopération à la grâce divine, pour le saint acquiescement qui lui fit accepter volontairement les souffrances prévues de la Mère des douleurs et nous mérita dans un certain sens lincarnation du Fils de Dieu !
6. Tel est le mystère de l'Incarnation. Pour le Christ, il a comme résultat qu'en lui la nature humaine, par son