A VIH DE FAMILLE IO
des difficultés de la vie et des aspérités de caractère. Du choc de deux pierres jaillit l'étincelle. Des brusqueries soit, mais pas de rupture !
Quel bonheur d'être lié par l'affection à une âme avec laquelle on partage ses joies et ses peines et pour laquelle on n'a pas de secret !
En une foule de circonstances vous trouvez dans la famille conseil et consolation. Mais il faut laisser les impressions désagréables à la porte de votre maison pour ne pas en troubler la vie de famille.
L'homme doit commander, il est le chef de la famille ; mais il doit exercer son droit avec la charité et la douceur chrétienne. Donnez à vos ordres la forme d'un désir et d'un témoignage d'amitié.
L'épouse a sa place marquée dans la maison. Si vous vivez avec des parents, ou des frères et des sœurs, veillez à ce que votre épouse conserve la place qui lui revient.
Apercevez-vous des défauts dans les membres de votre tamille, tâchez de les corriger comme vous le devez ; mais tout d'abord corrigez-vous vous-même.
Évitez toute dissension, toute chicane. Si vous vous sentez troublé, taisez-vous. L'homme est le plus fort, il doit savoir mieux supporter et pardonner.
Aimez la vie du foyer; faites-vous une joie de passer vos heures de récréation en famille. Le froid égoïsme gâte le bonheur de beaucoup de familles.
Il ne suffit pas que les époux aient dans le cœur cet amour dévoué qui a en Dieu son principe ; ils doivent le manifester au dehors. L'Evangile n'interdit point ce qui est conforme à la nature, car c'est Dieu qui l'a créée. Les époux se doivent une mutuelle estime, et leur conduite doit être telle qu'ils puissent s'estimer réciproquement.
Une vieille affection ne meurt pas, mais elle perd de sa
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vie si ion n'y met l'huile de la patience chrétienne. Une girouette mal huilée grince.
Mieux que les grands cadeaux, de légères attentions et de douces prévenances entretiennent et ravivent l'attachement mutuel.
Que chacun des époux oublie son propre plaisir pour songer toujours à ce qui est agréable à l'autre.
Pas de bonheur conjugal sans empire sur soi et sans modération.
L'amour en Dieu est la bénédiction de la famille, l'amour sans Dieu est sa perte. Dans la vie de famille, nombre de fautes viennent de ce que les membres de la famille s'aiment mal ou s'aiment avec excès. Rappelez-vous donc la dure parole du Christ : « Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » (Luc, xiv, 26.) Le Seigneur veut dire : Le premier objet de l'amour dans la famille doit être Dieu: lorsqu'il s'agit de Dieu, tout doit passer au second plan.
y. La famille est la base de la société humaine; le bien et le mal de l'humanité dépendent de la façon dont les enfants sont élevés dans les familles. Le père a plus encore que la mère la responsabilité de l'éducation des enfants.
La conduite des parents, de la mère surtout, a une puissante et naturelle influence sur la formation de l'enfant.
Chaque enfant a son caractère, ses passions. On peut prévenir un mal immense, lorsqu'on s'oppose à temps et énergiquement aux défauts dominants.
Vous devez être le supérieur de vos enfants et les habituer à l'obéissance. II faut les récompenser, afin de leur
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montrer que vous avez pour eux un cœur sensible. Il faut les réprimander et les châtier, si besoin est, afin qu'ils s'accoutument énergiquement au bien. Vous devez leur donner le bon exemple ; les enfants se forment d'ordinaire à l'image de leurs parents.