LE SOIN DES ENFANTS
I. Le Christ a un grand amour et une douce condescendance pour les enfants : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez pas... » Puis il les serra dans ses bras, leur imposa les mains et les bénit (Matth., xix, 13-15; Marc, X, 13-16; Luc, xviii, 15-17). «Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits me reçoit, et quiconque me reçoit reçoit non pas moi, mais celui qui m'a envoyé. » (Marc, ix, 36; Luc, ix, 48; Matth., xviii, 5.)
Le Christ ne change rien à l'ordre établi par Dieu dans la nature; il lui donne une base plus profonde et lui confère une signification plus haute.
Ne méprisez point les enfants, car le royaume des cieux leur appartient; en eux, toute la magnificence des fleurs est en germe, en eux sommeille le divin printemps de toute la vie.
Selon l'ordre de la nature, les enfants dépendent essentiellement, sous le rapport physique et spirituel, de l'assistance et de l'influence de leurs parents, et aussi d'autres personnes. De là l'effroyable malédiction que le Seigneur prononce sur ceux qui sont une occasion de scandale pour les enfants (Matth., xviii, 6).