LE SOIN DES ENFANTS
milité. Souvent il tirait parti des événements du jour pour y rattacher ses enseignements et ses exhortations (Luc, XII, 13, scq. ; xiii, i, seq. ; xiv, 7, seq. ; xviii, 24, scq.); il recommandait souvent la pratique de la prière, du renoncement, de la patience, de la charité.
Le Sauveur ne brusque rien, il n'accable personne (Luc, V, 33-39); il n'est pas importun; il n'insiste pas sur tout également, mais selon l'utilité de ceux à qui il s'adresse ; il tient compte du degré de bonne volonté qu'il rencontre (Matth., xix, 16-21).
3. Le Sauveur ferme les yeux sur des imperfections, en vue d'obtenir un plus grand bien(Joan., m, 2 ; vu, 30, 51). Il se met à la portée de ceux avec qui il a affaire, et traite chacun selon son caractère et selon ses diverses aptitudes. 11 traite différemment Jean (Joan., 1, 39), Philippe et Mathieu (Joan., I, 43 ; Matth., ix, 9), Nathanael(Joan., 1, 47, seq.). Par des encouragements (Luc, v, 10), par des remontrances tantôt pleines de douceur (Matth., xvii, 24), tantôt plus sévères (Matth., xvi, 23), par un sérieux avertissement (Luc, XXII, 34, 46), le Sauveur ramène à la juste mesure de l'humilité chrétienne et du vrai courage le caractère ardent et présomptueux de Pierre : et, malgré les défiiillances de son apôtre, il ne lui retire point son affection (Matth., xiv, 31 ; Luc, xxii, 53, seq).
Il observe soigneusement les inclinations désordonnées de ses apôtres; il les combat d'une manière qui garantit le succès; il corrige leur ambition (Matth., xx, 24 ; Marc, IX, 32, seq.), leur jalousie (Luc, ix, 50).
Il les anime à la pratique de toutes les vertus : la foi (Matth., XIV, 16, 27; XV, 32; xvi, 6, i^; xvii, 24; Luc, viii. 2 s : Joan., vi, 68), le détachement des choses terrestres (Luc, XIV, 26), la vigilance (Luc. xii, 42), les privations
l80 2" SEMAINE. 11. IMITATION PLUS COMPLÈTE
extérieures (Matth., xii, i ; Luc, xii, ■)}), la patience et la joie dans la persécution (Matth., x, 16); il veut que les siens travaillent (Matth., viii, i8; Marc, iv, 35 ; vi, 31, 4S ; viii, 10; Luc, IX, 14).
A plusieurs reprises il envoie ses disciples exercer Fapostolat, mais il le fait avec prudence, avec tous les ménagements requis pour des commençants (Matth., X, 3; Marc, vi, 7; Luc, x, i); à leur retour il les questionne sur leurs faits et gestes (Marc, vi, 30). Le Sauveur se préoccupe affectueusement de leurs besoins (Luc, x, 7: XXII, ^s) et les défend contre les attaques des pharisiens (Marc, II, 16).
Dans tous vos rapports avec les enfants, regardez Jésus-Christ, votre modèle. Elevez les enfants dans l'esprit et selon les principes du Christ. Sans le Christ, l'éducation n'est que désordre et perversion. L"éducation moderne — éducation sans religion — forme des hommes qui s'adorent eux-mêmes, des jouisseurs; des hommes qui ne répandent point le bonheur autour d'eux, mais qui sont les fléaux de l'humanité.