CE QUE VAUT L'APPROBATION DES HOMMES
I . Tous les Évangélistes nous racontent l'entrée solennelle du Christ à Jérusalem.
Si le Christ célèbre ce triomphe, ce n'est point pour lui-même, c'est pour condescendre à ceux qui l'entourent, pour se plier aux circonstances. Cette manifestation religieuse était un hommage à la dignité du Messie.
Le Sauveur connaît le néant de toute gloire terrestre. Il savait que ce même peuple, qui l'entourait en poussant des cris de joie, le traînerait bientôt comme un malfaiteur d'un tribunal à un autre ; que ces mêmes hommes qui maintenant criaient : Hosanna! crieraient bientôt : Crucifiez-le !
La vie tout entière du Christ prouve d'une manière éclatante qu'il ne faisait absolument aucun cas de l'approbation des hommes, ou plutôt qu'il n'y attachait de prix qu'autant que sa vocation messianique l'exigeait.
• 2. Mettons-nous à l'école du Christ. L'approbation des hommes a, sous plusieurs rapports, une valeur que nous devons estimer. Mais l'estime exagérée de cette approbation cause bien des troubles dans l'existence.
Les hommes sont souvent tels que vous pouvez dire avec l'Apôtre : « Si je voulais plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. » (Galat., i, lo.)
L'opinion que les autres ont de vous correspond rare-