LES DERNIERS JOURS DE LA VIE DE JÉSUS
gueillcusc impassibilité, aucun signe du mépris triomphant de la mort. 11 permit à toutes les faiblesses de la nature humaine d'agir sur lui. La divinité se retire pour ainsi dire. Sur la croix, se manifeste toute l'angoissed'un homme abandonné de Dieu et des hommes. Le Christ meurt, objet de raillerie pour ses ennemis et de compassion pour tous les nobles cœurs.
Le Christ souffrit en pratiquant la vertu la plus sublime. Il est l'idéal de l'abandon parfait à Dieu. Lorsqu'il était attaché à la croix sans consolation et rempli de douleur, il priait. Abandonné par son Père céleste au sort le plus cnuel, il remet son esprit entre ses mains.
11 meurt dans la pratique de l'amour de ses ennemis et de ses parents, il meurt dans des sentiments d'obéissance à son Père céleste, il meurt en reconnaissant sa complète dépendance à l'égard de Dieu. Autres caractères de la passion du Christ : elle est en même temps la passion du christianisme, la passion du chrétien, la passion de l'Église fondée par le Christ : « Je suis le cep, et vous êtes les branches. » (Joan., XV, 5,) « Vous êtes le corps du Christ et membres d'un membre. » (1 Cor., xii. 27.) Tout chrétien doit dire avec l'Apôtre : « Je suis crucifié avec le Christ ; je vis, ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ vit en moi. » (Galat., 11, 20.) Comment comprendre la vie de l'Église chrétienne sans songer qu'elle est l'Église du Crucifié?
Enfin, la passion du Christ a cela de particulier, qu'elle recèle en soi le plus grand des triomphes. Extérieurement le Christ meurt ; mais la résurrection et la récompense du ciel suivent cette mort.