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LES SOUFFRANCES EXTERIEURES DU CHRIST

1 . Le service de Dieu demande des efforts. Ce n'est pas seulement un service de l'esprit, c'est aussi essentiellement un service de l'homme extérieur, de l'homme entier; il suppose bien des difficultés, bien des fatigues, bien des sacrifices, bien des tribulations. Pour nous montrer quelle armure tout chrétien fidèle doit porter, le Sauveur a souffert dans sa chair (i Petr., iv, i). dui veut triompher doit apprendre à souffrir.

Quelles que soient les difficultés que vous rencontriez dans l'accomplissement de vos devoirs, vous pouvez toujours vous dire : « Mon Seigneur et Sauveur a bien plus souffert, et cela non point parce qu'il y était obligé, mais parce qu'il l'a librement voulu. »

Que sont mes souffrances en comparaison de celles de Jésus?

Considérez votre Sauveur, l'homme de douleurs, lorsqu'il est présenté au peuple : Ecce homo ! Des pieds à la tête, ce n'est qu'une plaie.

2. Déjà, au moment de son arrestation et tandis qu'il était conduit d'un tribunal à un autre, on l'avait accablé de mauvais traitements de toutes sortes.

Dans la flagellation, il avait été frappé de la façon la plus cruelle.

Quelles atroces douleurs il ressentit dans le couronnement d'épines!

Maintenant il est devant le peuple comme un homme de douleurs!

Et quelles souffrances lui sont encore réservées !

Exténué jusqu'à la mort, il doit traîner sa lourde croix sur ses épaules ensanglantées, accablé par la barbarie des soldats inhumains.

Puis il est cloué sur l'arbre de la croix, et la croix est dressée.

Et voici que, durant de longues heures, le Seigneur reste suspendu au gibet.

Chacun des sens a sa souffrance spéciale : le toucher, l'odorat, le goût, l'ouïe, qui entend les imprécations et les blasphèmes épouvantables; et par-dessus tout la vue, puisque le Seigneur aperçoit sa tendre mère en pleurs.

3. Songeons en outre que l'Homme-Dieu était en pleine possession de sa sensibilité; que cette sensibilité, par suite de la perfection de sa nature, était extrême; que le Seigneur souffrait avec la pleine conscience qu'il épuiserait jusqu'à la lie l'amertume de la souffrance, que durant sa passion il fut privé de toute consolation intérieure.

Pour bien comprendre les souffrances du Christ, rappelons-nous notre propre expérience, nos propres souffrances. Rappelons-nous les heures amères que nous avons vécues nous-mêmes, ou que nous avons observées chez les autres ; rappelons-nous les douleurs que nous avons ressenties dans telle ou telle occasion. Celui-là seul qui a souffert lui-même peut comprendre les souffrances du Christ. Nos souffrances et nos douleurs sont relativement

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faibles, mais elles peuvent nous aider à mieux pénétrer les souffrances du Sauveur.

Quand nous avons à souffrir, songeons que c'est une gouttelette prise dans la mer des souffrances du Christ. Ces souffrances ont été vraiment humaines.

Faisons sans cesse ce rapprochement, et nous comprendrons notre Sauveur et son amour; nous nous sanctifierons nous et nos misères.

4. La sensualité nous prépare bien des difficultés. La raison corrompue par la sensualité nous en prépare bien plus encore, et nous nous laissons facilement séduire par elle. Notre meilleur remède est dans le support volontaire et dans l'acceptation libre des infirmités corporelles, par amour pour le Christ souffrant.

Au milieu des souffrances et des contradictions, regardez souvent l'image du crucifié, faites-en le sujet de vos méditations ! De la croix iaiUissent des consolations que le monde ne saurait donner! Priez!

Ne vous alarmez pas si la maladie ou la désolation vous empêchent de réciter de longues prières. Porter son mal en patience, sous le regard de Dieu et avec soumission à la volonté de Dieu, est une prière infiniment précieuse.

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