‹ La philosophie chrétienne de la vieChapitre 72 sur 344 · NATUREL ET SURNATUREL · texte numérisé non relu

NATUREL ET SURNATUREL

I. Un pauvre petit mendiant mourant de faim, tremblant de froid, frappe à la porte d'un palais. Le souverain sort et témoigne à l'enfant une bienveillance à laquelle il ne pouvait s'attendre. Non seulement on enlève à l'enfant la poussière qui le souille, on apaise sa faim, on couvre sa nudité, de plus le maître dit au petit mendiant : « Entre, tu seras mon fils, l'héritier de tout ce que je possède ; mon bonheur sera ton bonheur, ma joie sera ta joie. »

En Jésus-Christ, Dieu est non seulement venu à notre aide : il est devenu notre père, notre frère et notre vie, pour nous apporter la joyeuse nouvelle qu'il nous faisait présent de son amour infini, qu'il nous adoptait, qu'il nous réservait l'héritage d'un bonheur divin. « Comme mon Père m'a aimé, ainsi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour... Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous... Je ne vous nomme plus mes serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous ai appelés mes amis. » (Jean, xv, 15.) Non seulement Dieu a voulu répondre au cri de détresse de l'humanité, non seulement il a voulu nous donner la

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