DU POINT DE DÉPART ET DU BUT DE LA PHILOSOPHIE DE SAINT AUGUSTIN
§ 9. La méthode des hérétiques et la méthode des Pères de l'Église , touchant la science de Dieu et de l'homme. — Portrait du Dieu Trine et Un, par rapport^ à l'intelligence, et de Z'Homme-Dieu, par rapport à l'union de l'âme avec le corps. — L'homme ne peut être connu qu'à l'aide de la connaissance de son auguste Original. — Faute de celte connaissance, les anciens philosophes ont comi)létement ignoré l'homme. — Les Pères seuls l'ont connu, par leur connaissance parfaite de Dieu et de Jésus-Christ , et ont créé une philosophie vraie , avec le secours de la vraie théologie. — Saint Augustin a marché dans cette voie, et n'a pas appiis sa sublime doctrine sur l'homme à l'école de Platon, mais à l'école de l'Évangile. 57
§ 10. Saint Augustin n'a fait servir sa philosophie sur l'homme qu'au développement et à la défense des dogmes de la Trinité et de l'Incarnation. — Les mystères de Dieu et les mystères de l'homme .s'éclairent et se soutiennent réciproquement. — En attribuant à saint Augustin une fausse philosophie, le semi-rationalisme fait non-seulement tort à ce grand esprit, mais sert à obscurcir la Foi
de l'Église et favorise l'hérésie C4
yilj TABLB DES MATIÈBES.
SIXIÈME CHAPITRE
EÉFDTATION DE L'OPINION QUE LES PÈRES DE L'ÉGLISE ONT ÉTB DISCIPLES DE PLATON.
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§ 11. La triste pensée du semirationalisme de faire, des Pères de l'Église et de saint Augustin en particulier, des écoliers de Platon, victorieusement réfutée par un auteur célèbre du dernier siècle. — M. de Fontenelle et le P. Balthus. — Preuves irrécusables de la fausseté, de l'absurdité de cette pensée seini-rationaliste,et de ses funestes conséquences par rapport à la religion. — Ce sont des coups mortels que nos adversaires ne sauraient décliner 68
SEPTIÈME CHAPITRE