‹ La philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 27 sur 76 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

De la f.ertitiide : et de la question du Dogniatîsuie et da g>eiis conaiiiuii.

PREMIER CHAPITRE

DE LA NATURE DE LA CERTITUDE, DE SES DEGRES, DE SES CRITÉ- RIUMS; DVj DOGMATISME, DE l'aCATALEPSIE ET DE LEURS NUAN- CES , EN GÉNÉRAL.

§ 1. Importance de la question de la Certitude. — Ce qu'est la Certitude. Elle est SLB.iECTiyE et Objective. — La première est ou Intuitive, ou Discursive, ou d'Autorité. — Le Doute et TOpimon. — La Foi divine et la foi humaine. — L'une et l'autre produisent une certitude vraie et inébranlable.—La Certitude objective est ou métaphysique, ou physique, om morale.

Xjà question de la certitude est la question capitale de la vie et de la science de l'humanité. S'il n'y a rien de certain , il n'y a rien de vrai; il n'y a ni bien ni mal; la vie n'a pas de règle , Thomme n'a pas de but; il n'y a ni science, ni religion, ni société. C'est pourquoi les philosophes de tous les âges se sont principalement et sérieusement occupés de la Certitude.

Mais les philosophes anciens et modernes qui ont voulu faire de la philosophie d'après les fictions et les rêves de leur imagination particulière, plutôt que d'après les idées communes > *^ les sentinients de la nature^ à i"aide de systèmes aussi funestes qu'absurdes^ au lieu de la résoudre, n'ont fait qu'obscurcir, compliquer encore davantage cette grave question. Après avoir longuement et vainement disputé sur ce point comme sur tout le reste, ils ont fini, en désespoir de cause, par nier que l'homme puisse jamais être certain de rien , et leur dernier mot a été :

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