DIFFÉRENTES MANIÈRES DE CONNAITRE
Ainsi donc, connaître n'est pas toujours sentir ; car les choses purement intellectuelles sont bien connues^ elles aussi, sans être senties ; mais sentir y c'est toujours connaître; tout ce qui est vraiment senti est connu, et tout ce qui sent connaît. Voilà ce qu'il en est de la Connaissance et de la Sensation. Voici maintenant le tour de la Raison (1).
La brute sent comme Phomme. La brute connaît donc aussi bien que l'homme; car elle reçoit en elle-même, aussi bien que l'homme, l'espèce intenlionnelle sans la matière, ou l'image des choses senties; mais l'homme et la brute ne connaissent que de la même manière dont ils aiment. Ainsi la brute ne connaît que les choses matérielles et sensibles; Phomme connaît aussi les choses spirituelles et insensibles. La brute ne connaît que CET homme, CETTE chose, CE lieu; l'homme connaît de plus L'homme, LA chose , LE lieu. La brute connaît simplement ; Phomme entend déplus [intelligit ou intuslegit) ce qu'il connaît. La brute ne connaît que les individus; Phomme, dans un seul individu, connaît toute son espèce. La brute ne connaît que le particuher; Phomme voit, dans le particulier, l'universel. La brute n'a en elle que Vimage de Pobjet; Phomme en a aussi Vidée y ou la conception universelle ; car, comme sentir, c'est percevoir le matériel sans la matière ; ainsi, avoir l'idée de la chose et la comprendre, c'est percevoir le particulier en dehors de toutes particularités.
Or, c'est en appliquant ces conceptions générales, ces idées aux cas particuliers, que l'intellect humain découvre ce qui, dans une telle chose, lui était inconnu ou incertain, et qu'il raisonne; car raisonner n'est que discourir , procéder de l'inconnu au connu, de Pincertain au certain.
Un être animé, que je n'ai pas vu autrefois, que je ne connais
(1) Nous prévenons le lecteur que ces notions si simples et si élémentaires, et cependant si ignorées ou si altérées par les philosophes modernes, et que nous ne faisons qu'indiquer ici, se trouvent longuement développées, expliquées et établies, partoutes espèces d'arguments, dans le cours de cet ouvrage. Qu'il soit donc assez bon pour les admettre pour le moment, au moins provisoirement, en attendant d'être convaincu, plus loin, de leur vérité, de leur importance et de leur liaison avec les plus hauts dogmes de la philosophie.
pas, me passe sous les yeux. Je veux savoir ce que c'est ; je veux le connaître; et que fais-je? Je lui applique successivement l'une des idées que je possède, des différentes espèces des êtres animés; et, en apercevant que telle ou telle autre de ces idées lui convient, j'en conclus que c'est un homme, ou bien un cheval^ ou un bœuf, ou une brebis; je connais alors cet être, et je sais ce qu'il est. On me parle d'une action humaine, toute nouvelle pour moi. Je ne sais donc pas ce que je dois en penser. Que fais-je encore? Je lui applique les idées que j'ai du bien ou du mal; et , selon que je vois qu'elle est conforme à l'une ou à l'autre de ces idées, j'en conclus que c'est un acte vertueux, ou bien un acte criminel. Je connais cette action pour ce qu'elle est.
C'est ce qu'on fait dans tout syllogisme, et c'est pourquoi il est la formule naturelle du raisonnement. On applique l'une des prémisses, qui est toujours une proposition générale, à l'autre prémisse, qui est toujours une expression particulière; et, en apercevant que ce qui est alfirmé par la proposition particulière est renfermé dans ce qui est affirmé par la proposition générale, on conclut que le particulier en question appartient à une telle catégorie d'êtres , possède vraiment telles ou telles autres propriétés; on en connaît la nature et les propriétés, et on sait tout bonnement ce qu'il est.
On vient de voir que les idées, ou les conceptions générales des choses particulières, en tant qu'elles sont dans notre esprit, ou en tant qu'il y a équation entre elles et l'intellect , sont des vérités universelles ; et que les connaissances ou les conceptions particulières de la nature et des propriétés des êtres, en tant qu'elles, aussi, sont dans l'esprit, ou quMl y a équation entre elles et l'intellect, sont des vérités particulières. Raisonner n'est donc que se servir d'une vérité universelle, pour s'assurer la conquête et la possession d'une vérité particulière.
Comme une telle conquête et une telle possession ne s'obtiennent que par les idées; qu'il est impossible de raisonner sans elles, et qu'elles sont la source, le principe de tout raisonnement : on les appelle aussi vérités-principes, premiers principes, ou simplement principes. Gonséquemment les premiers principes, ou les principes, ne sont que les vérités universelles, les idées que l'esprit se forme immédiatement par sa propre vertu.
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et qui ne découlent d'aucun autre principe, d^iucune autre idée. Et comme on ne raisonne qu'avec les idées, et en partant des idées, on conçoit que la raison n'est que Pintellect humain luimême, appliquant les premiers principes, les principes universels, les idées aux choses particulières pour savoir au juste ce qu'elles sont, et que la définition la plus simple, la plus exacte, la plus belle de la IUison, est celle que saint Thomas a donnée, en l'appelant : I'Habitude des premiers principes : Hahilus primorum principiorum. On dirait que, par cette définition, la raison s'est définie elle-même.
Il est vrai que c'est l'intellect que le Docteur Angélique a ainsi défini. Mais pour saint Thomas, s'appuyant sur saint Augustin, dans l'homme, l'intellect, l'esprit et la raison sont une seule et même chose, et une seule et même puissance : Ratio et intellectus et mens sunf una potentia... In homine eadem poleniia est ratio et intellectus. (Ip. , q, 79, art. 8.) Seulement, l'opération de l'intellect étant double : 1" la simple appréhension, et 2° la composition et la division; ou bien, l'intellect accomplissant deux actes : 1° l'acte de percevoir, et 2« l'acte de juger : Operatio intellectus j duplex; simplex apprehensio, et compositio et divisio ( I p., q. 85, art. 2) : Intellectus habet duos actus : percipere et judicare (II p., q. 45, art. 2) ; la raison ne se dit que de l^intellect , en tant qu'il compose ou divise ou en tant qu'il juge. Et comme il ne compose et ne divise, ou ne juge, c'est-àdire ne raisonne, que par l'application des premiers principes, cette définition : « L'intellect est l'habitude des premiers PRINCIPES, ne se rapporte qu'à Fintellect, en tant qu'il discourt ow raisonne; c'est là la vraie et exacte définition de la Raison (1). Développons encore davantage cette importante doctrine.
(1) M. de Bonakl a défini la Raison : « L'Esprit éclairé par la Vérité. » Cette définition n'est pas erronée, parce que, en effet, il n'y a pas de raison à moins que l'esprit ne possède, au moins, les premiers principes, les vérités premières, ne soit éclairé par elles. Mais cette définition n'est pas complète, et partant, elle n'est pas exacte. Car la Raison n'est pas l'esprit à son acte premier, à l'acte de l'appréhension de la vérité et se trouvant éclairé par la vérité ; mais c'est l'esprit à son acte second, à l'acte de la composition et de la division^ ou Au jugement des choses appréhendées ou connues. Ce n'est donc pas seulement
Toute composition et toute division, ou tout jugement dePesprit renferme trois termes : les termes des deux choses que l'on compose ou que l'on divise, et le terme qui exprime la composition et la division. Le terme de la chose qu^on ajoute ou qu'on éloigne d'une autre chose, ou le terme de la chose qu'on affirme ou qu'où nie, se dit prédicat; le terme de cette chose à laquelle on applique ou de laquelle on détache le prédicat se nomme sujets et le terme du verbe substantif être, qui indique la division ou la composition, se nomme copule. Ainsi , dans ce jugement: L'âme humaine est immortelle^ par lequel mon intellect compose ensemble Vâme et Vimmortalité, ou applique l'immortalité à Vâtfie ; le mot immortelle est Xo; prédicat, le moi âme est le sujet, et le mot est est la copule.
Tout jugement de l'esprit^ manifesté par la parole, est une proposition. C'est pourquoi on définit la proposition : Un jugement prononcé parla bouche: Judicium ore prolatum. Toute proposition contient donc un sujet, un prédicat, et la copule, ou le verbe substantif, qui unit le prédicat au sujet (l).
Il y a des propositions dans lesquelles le prédicat est si intimement lié au sujet, et où, d'après l'expression de l'École, il est tellement dans la raison du sujet : in ratione suhjecti , ou bien il y répugne si évidemment, qu'on en aperçoit immédiatement la convenance qui unit le sujet et le prédicat, ou la disconvenance qui les sépare. Gela arrive dans ce qu'on appelle : «Vérités manifestes par soi : Veritates per se noiœ , » ou dans les premiers principes, comme, par exemple : « Qu'une chose ne peut (( être et ne pas être en même temps; Que le tout est plus grand
Vesprit éclairé par la vérité, mais c'est Fesprit éclairé par la vérité, appliquant la vérité, et discutant à l'aide de la vérité.
(1) Dans les propositions dans lesquelles le terme du verbe être n'est pas explicitement exprimé, il s'y trouve toujours implicitement. Lorsque je dis : — t Cet iiomme se conduit mal, — Gain a tué son frère , » c'est comme si je disais : « Cet homme est se conduisant mal ; — Gain a été tuant son frère. » Ainsi tout verbe se réduit au verbe substantif, et le verbe être est toujouis la copule dans toute proposition, même dans les propositions négatives ou exprimant a division; car en disant : «L'âme ne meurt pas, — l'âme n'est pas corps, » je ne fais que dire : « L'âme est non-mortelle, ou immortelle; l'âme 65^, non-corps, ou incorporelle. »
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« que la partie; Qu'il n'y a pas d'effet sans cause, etc. » Ainsi, de telles propositions sont bien des jugements; mais ce sont des jugements d'intuilion et non de discours. Dans ces propositions, l'esprit voii la composition ou la division, mais il ne la fait pas; il juge d'une manière certaine (par la raison qu'on trouvera plus loin), mais il ne raisonne pas.
Les anges connaissent de cette manière tout ce qui est à leur portée : parce qu'il est dans leur nature, dit saint Thomas, de posséder parfaitement la connaissance de la vérité intelligible; de n'avoir pas besoin de procéder à une connaissance par une autre, mais de percevoir simplement et sans discours la vérité des choses : Angeli , qui perfecte possidenl , secundum modum svœ nalurx, cognitionem inlelligibilis veritatis, non habent necesse procedere de uno ad aliud , sed simpliciler et absque discursu rennn veritatem apprehcndunt ( I p., q, 79, art. 8). Mais Fhornme ne connaît intuitivement que les vérités man i [estes par soi y les vérités-principes. Pour le reste, à moins qu'on ne le lui enseigne, il ne peut l'atteindre que diseur sivement, et ce n'est qu'en appliquant une vérité universelle à une vérité particulière, ou en composant, ou en divisant ces vérités, qu'il peut conclure qu'elles se conviennent ou bien qu'elles ne se conviennent pas.
L'intellect humain, dit encore saint Thomas, ne saisit pas tout d'un coup, ou dans la première appréhension, la connaissance parfaite de la chose. Mais d'abord il n'en appréhende que la quiddité, qui est l'objet premier et propre de l'intellect, et ce n'est qu'ensuite et par une seconde opération qu'il saisit les propriétés, les accidents, les habitudes environnant les essences des choses. 11 a donc besoin de composer une chose appréhendée avec d'autres, ou de la séparer d'elles. Il ne lui suffit pas de composer ou de diviser des conceptions s//??^)/^^-, ce qui es>i juger ; mais il a aussi besoin de composer ou de diviser des conceptions composées ou divisées elles-mêmes, ou de procéder d'une composition à une autre, et d'une division à une autre division : ce qui est proprement raisonner.
Comme tout jugement se fait par le rapprochement ou la séparation des idées, le raisonnement se fait par le rapprochement on la séparation des jugements. Comme tout jugement renferme
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trois termes, tout raisonnement renferme trois jugements; comme le jugement exprimé par la parole s'appelle Proposition, le raisonnement exprimé parla parole se dit Syllogisme. Comme donc toute proposition a trois termes : le Sujet, le Prédicat et la Copule, le syllogisme atrois propositions : 1° une proposition générale et universelle, qui se dit mû'jeî^/e; 2° une proposition particulière, qui se dit mineure; et 3" une proposition qui exprime la convenance on la disconvenance des deux premières propositions, et qui se dit conséquence. Les deux propositions premières du syllogisme s'appellent aussi prétnisses, et la dernière conclusion. Ainsi, dans ce syllogisme :
1° L^esprit est naturellement immortel ,
2° L'âme humaine est esprit ,
3° Donc Tâme humaine est naturellement immortelle ;
La première proposition, ou la majeure , est une proposition générale, car elle embrasse toutes les substances spirituelles. La deuxième, ou la mineure, est une proposition particuHère, parce qu'elle n'attribue la spiritualité qu'à un être particulier, à l'âme humaine. La troisième est la conséquence, ou la conclusion, parce qu'elle découle légitimement des deux premières propositions, ou des prémisses.
Mais il est évident, par Texposé de ce mécanisme (qu'on nous passe le mot) du raisonnement, que, comme tout jugement présuppose deux idées, tout raisonnement présuppose deux jugements; que, comme il n'y a pas de jugement possible sans la connaissance préalable de deux idées, il n'y a pas de raisonnement possible sans la connaissance préalable de deux jugements, et que, comme pour affirmer intuitiveinent, par exemple, que le tout est plus grand que la partie, il faut, de toute nécessité, avoir d'avance l'idée du tout et de la partie; de même, pour affirmer discursivement que V âme humaine est immortelle, il faut, de toute nécessité, avoir d'avance la notion de l'immortalité et la notion de la quiddité, ou au moins de l'existence de l'âme. Car il est impossible d'affirmer qu'une telle propriété, un tel accident, une telle habitude convienne ou ne convienne pas à un tel être, sans connaître préalablement la propriété, l'accident, l'habitude unissables à l'être, ou séparables de lui, et sans connaître l'être même auquel on veut les unir ou du-
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quel on veut les séparer. En un mol, pour faire un raisonnement quelconque, il est absolument nécessaire d^avoir préalablement à sa disposition un principe premier, une vérité universelle, une idée, et il est également nécessaire de connaître le sujet auquel on veut en faire l'application, savoir qu^il est et ce qu'ail est, c'est-à-dire, posséder une vérité particulière.
Aussi ces deux connaissances , indispensables pour tout raisonnement, et qui doivent nécessairement le précéder, ne s'obtiennent que par des moyens tout à fait étrangers au raisonnement.
Que les premiers principes, les vérités universelles, les idées ne soient pas l'œuvre du raisonnement, c'est une vérité que personne, quelle que soit son opinion sur Voriyine des idées, ïiQ^Qwi nier, sans se mettre en état de contradiction avec lui-même, et de révolte avec la raison.
Selon Descartes, c'est Dieu qui, en créant l'âme humaine , y imprime en germe les conceptions générales des choses, les idées; la réflexion, et le contact avec la société ne font que les développer, les rendre perceptibles par l'intellect, mais ne les forment pas; elles ne naissent pas, «/)rès l'âme, elles naissent avecVkme, dans Pâme, et c'est pourquoi on les appelle innées. Si donc elles se trouvent dans l'intellect dès l'instant même où Tintellect existe, et indépendamment de toute opération intellectuelle, elles ne sont pas l'œuvre de l'intellect ni de la raison.
Selon Malebranche, ce n'est pas Dieu qui sème les idées dans le terrain de l'intelligence, mais c'est l'intelligence qui les voit incessamment en Dieu, comme dans un miroir. Donc, même dans cette hypothèse, les idées ne sont pas le résultat du raisonnement, mais de la vision
Selon Leibnitz, Pâme humaine porte, dès son origine, les idées en elle-même, comme un bloc de marbre, tiré de la carrière, renferme en lui-même la statue qu'on veut en former. D'après cette opinion, les idées sont donc aussi le fait de la nature, et non de la raison.
Le semi-rationalisme lui-même abonde, plus que tout autre système, dans le même sens; car, en reconnaissant et en proclamant tout haut comme un fait certain, constant, universel, que TOUTE RAISON EST ENSEIGNEE, il donuc à la raison les idées toutes
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faites, toutes formulées dans la parole et par la parole ; il ne lui reconnaît que la faculté de les recevoir, et non de les fabriquer.
Plus jalouse de la dignité de l'intelligence de Thomme que toute autre philosophie, la philosophie chrétienne n^admet pas d'une manière aussi tranchée et aussi absolue l'enseignement traditionnel. Tout en reconnaissant que toute raison reçoithiQXi des choses par tradition, elle rejette avec indignation la doctrine bonaldienne que les idées n'arrivent dans notre esprit que par l'enseignement de la parole^ et par la parole de Venseignement. Selon la philosophie chrétienne, comme il sera longuement expHqué plus loin, c'est notre intellect lui-même qui, en vertu d'une participation ineffable à la lumière divine, perçoit d'une manière universelle le particulier, qui lui est présenté par les sens ou parle témoignage, et s'en forme la conception générale, ou ridée. Mais, même dans cette hypothèse , la possession des vérités universelles, des premiers principes , qui servent de pro* positions majeures, de base au raisonnement, préexiste dans l'intellect à tout raisonnement; elles sont les premiers éléments nécessaires du raisonnement, et, dès lors, elles n'en sont pas le produit.
Il en est de même du sujet de la proposition mineure^ ou particulière, du syllogisme, et de cette proposition elle-même. Avant d'appliquer à ce sujet la proposition universelle, il faut savoir qu'il 65/ et ce quHl est; c'est-à-dire que, nous le répétons, le jugement, qui forme la proposition mineure ou particulière, doit être fait avant la composition de ces deux propositions, avant le raisonnement, et par conséquent est en dehors du raisonnement; car l'on ne connaît les vérités particulières et leur sujet que par les mêmes moyens par lesquels l'on connaît le sujet des vérités universelles et ces vérités elles-mêmes.
Toute chose qui est reçue dans une autre n'y est reçue que selon la capacité, la nature, les conditions de la chose qui la reçoit. Toutes les images des objets sont jaunes dans l'œil ictérique, et toutes les saveurs sont amères pour un palais malade. Or, l'intellect étant une puissance universelle par sa nature, comme le sens est par sa nature une puissance particulière, l'intellect ne reçoit, ne peut recevoir en lui ou connaître les objets extérieurs que d'une manière universelle. C'est pourquoi.