‹ La philosophie chrétienne (volume 3)Chapitre 67 sur 76 · MÊME POUR LES VERITES QUI PEUVENT ÊTRE PROUVÉES PAR LA · texte numérisé non relu

MÊME POUR LES VERITES QUI PEUVENT ÊTRE PROUVÉES PAR LA

RAISON ; Utrinn credere ea qux ratione prohari possimt , sit necessarium {Quœst. % art. A), il s'exprime dans ces termes: « Il est de toute nécessité que l'homme reçoive par la voie de la foi non-seulement les vérités qui sont au-dessus de la raison, mais iiwssi celles qui peuvent être connues par la raison, et cela par trois motifs : 1° afin que l'homme parvienne plus promptement à la connaissance de la vérité divine;... 2° afin que la connaissance de Dieu soit plus universelle;... et 3° afin qu'elle soit certaine, parce que la raison humaine est trop faible pour pouvoir atteindre les choses divines. La preuve en est que les philosophes, qui ont prétendu connaître Dieu par la seule voie des investigations naturelles, sont tombés dans un grand nombre d'erreurs. Afin donc que l'humanité pût posséder, avec une certitude absolue et parfaite, la connaissance de Dieu, IL FUT NÉCESSAIRE que tout ce qui regarde Dieu fût transmis aux hommes , comme ayant été révélé par ce Dieu même, qui ne peut mentir (1). »

(1) « Necessarium est homines accipere per modum fidei non solum ea quae « sunt supra rationem, sed etiam ea quee per rationem cognosci possunt. Et hoc « propter tria. Primo, ut citius homo ad veritatis divinse cognitionem perve- « niât... Secundo, ut cognitio Dei sitcoramunior... Tertio, propter certitudinem.

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