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370 § 110. IMMATÉRIALITÉ DE l'aME SENSITIVE

au risque de sa vie, tout en ayant l'air d'être mù par l'Irascible, n'est poussé que par Valtacliement pour son maître et pour tout ce qui lui apparlient, et, au fond il n'obéit qu'au Concupiscible. L'lrascil)le se réduit donc, lui aussi, à l'APrÉTiT, et relève de cette faculté.

§ 110. Continuation du même sujet. Comment l'nppéfit détermine le mouvement.— L'un et l'autre ne peuvent être l'acte qut d'une substance immalérielle. —Les actes de l'animal e< les actes animaxix. —La brute connnil'intentionnellcment tout ce qu'elle appelé. — Le mouvement, qui n'est que propre dans la plante, est, de plus, spoîiTA>É dons la brute et LiBiiE dans l'homme. — Ces doctrines prouvent évidemment l'immatérialité de l'âme de la brute, et, à plus forte raison, la spiritualité de l'âme humaine.

Comme la force locomotive, qui met en jeu les organes, est mise elle-même en jeu par l'appétit; de même l'appétit, qui excite et détermine la force locomoiive, est excité et déterminé lui-même par l'objet sensible. Ces facultés sont donc, l'une et l'autre, actives et passives, motrices et mues. Couune la volonté humaine est passive et active en mêtne temps: passive, parce quelle est déterminée par l'idée ; ac/ive, parce qu'une fois déterminée par l'idée elle commande à son tour l'action ; ainsi l'aiipétit animal est passif et actif en même temps: passif, parce qu'il est excité par le fantôme; et actif, parce qu'une fois excité par le fantôme, il pousse à son tour au mouvement.

En proposant à l'animal l'objet extérieur, comme lui étant utile ou nuisible, appetible ou répugnant, les sens et la fantaisie déterminent l appétit qui, ou l'attire vers l'objet, ou l'en éloigne. L'appétit détermine à son tour la force locomotive, celle-ci les organes; et le mouvement, plus ou moins empressé, plus ou moins rapide, de l'animal s'ensuit.

Mais l'objet extéiieur sensible qui est la cause efficiente du mouvement de l'appétit et de tout ce qui s'y rapporte ne peut être aperçu que par le sens. Point d'appétit sensitif donc sans le sens. iMalgre la perfection de sa vie végétative, n'ayant que des organes et non pas de .'^e/is d'aucune espèce, la plante n'a point d'appétit; elle ne distingue pas l'agréable du pénible; elle n"a ni désir pour l'un, ni répugnance pour l'autre; elle n'éprouve

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