LA.MK. DIFFERENTES DÉFINITIONS
de l'âme étant différentes, et chacune d'elles ayant besoin dim organe propre, tout corps, uni à une âme, doit de toute nécessité avoir différents organes. En effet, comme l'observe saint Thomas, même dans les plantes, qui sont les composés les plus imparfaits parmi les composés vivants, on trouve différentes parties organiques, destinées aux différentes opérations de l'âme végétative. Les racines ont quelque chose de ressemblant à la bouche des mollusques, parce quelles aussi attirent les aliments et servent à la nutriii-m. L'écorce protège le tronc et tout le corps de la plante, et facilite son accr oisivement. Les branches portent, les feuilles garantissent le fruit, qui renferme le principe générateur, et par là elles coopèrent à la (lé. né rut ion.
Le mot physique y est joint, pour dire que l'âme n'est propre qu'au corps naturel et non au corps artificiel ou mathématique.
Enfin, les mots de la définition : Ayant la vie en puissance, marquent deux choses : la première : Que le propre de l'âme est bien de donner en iicte la vie au corps qui ne; l'a qu'en puissance, et de -le rendre capable des opérations de la vie, parce que le corps n'est vivant en acte que par l'âme; mais non pas de le faire toujours actuellement opérer. En un mot que la vie du corps et non son opération , est de l'essence de lame. La seconde chose, indiquée par les mêmes mots, est; Que l'âme n'est ni ne peut être la forme de tout corps, quelle que soit sa conililion ; mais d'un corps disposé de manière à pouvoir vivre, et demeurant dans les conditions de la vie. En sorte que le corps inorganique comme la pierre, le métal, etc., et le corps organique, mais dont les organes essentiels delà vie sont, par une cause quelconque, viciés, corrompus ou détruits, étant incapables de supporter le mouvement intrinsèque, ou la vie, ne peuvent être le sujet d'une âme; et que l'âme ou n'a jamais pu lui être associée, ou doit s'y éteindre ou s'en séparer.
Une définition, pour être exacte , non-seulement ne doit convenir qu'à la chose définie, mais elle doit la renfermer tout entière. C'est encore là le mérite de la définition scolaslique de l'âme ; non - seulement elle ne convient qu'à l'âme , mais elle peut s'appliquer à tout principe animant un corps, à toute espèce d'âme. C'est une définition générique de