HUITIÈME CHAPITRE
SUITE DU MEME SUJET. ON FAIT JUSTICE DES OBJECTIOIS'S CONTRE l'unicité DE L'AME HUMAINE, ET DES SOPHISMES ET DES AUTO- BITÉS A l'aide DESQUELS LES ÉCOLES MODERNES SOUTIENNENT l'hérésie DE PLUSIEURS AMES DANS l'HOMME.
§ 91. Réfutation de quatre objections des anciennes écoles contre VVnicité de Vâme. Ce sont des objections sérieuses, en apparence, mais fondées sur l'absurde, en réalité — La dermère surtout est grosse de conséquences manifestement ridicules et impies. — En la répétant de nos jours, certains esprits se montrent bien grossiers et bien
ignorants en philosophie 240
§ 92. Examen de la principale objection des dualistes, tirée de ce fait : « Que les fonctions de la vie animale se font dans l'homme, « « l'insu de l'âme intelleclive. » — La réponse de la Reme médicale DE p.\Ris à cette objection est bien concluante, mais elle est insuffisante. — On la complète par la doctrine de saint Paul, sur la manière dont l'homme est, se meut et vit en Dieu 251
§ 93. Huite du même sujet. Exposition de la doctrine de la théologie et de la philosophie catholiques, sur les différentes manières dont Dieu, l'Ange et' l'Ame humaine sont d.vns le lieu. — Dieu, ayant créé l'homme à sa ressemblance, a conféré à l'dme humaine le privilège d'être tout entière dans le corps et dans chaque partie du corps, comme il est tout entier dans l'univers et dans tous les êtres de l'univers. — Cohséquences péremptoires de cette magnifique doctrine sur Vâme, contre l'objection principale des dualistes. — L'ignorance pitoyable de ces prétendus savants, touchant cette grande
j)hilosophie, est la cause de leur erreur 256
§ 94. On réfute ce sophisme de l'école dualiste: Que la doctrine du DOUBLE DYNAMISME cst Simplement médicale. — Preuves notnbrevscs que cette doctrine est, tout bonnement, une ancienne hérésie, condamnée constamment par l'Église 263
.^ 9j. Imperti)ience d'tin médecin de vouloir enseigner atix Ecclésiastiques l'Ecriture sainte et la théologie — On commence par réfuter les autorités invoquées on faveur du double dynamisme. — Les mots Esprit et Ame ne signifient pas , dans les Livres saints, deux substances dist'mc tes, mais deux facultés de la même dme dans l'homme. — Le Verbe intér'ieur de l'intellect. — Interprétation ridicule donnée par les théologiens dualistes du mot contrition. — C'esi se brouiller en même temps avec la Théologie, la Grammaire et le Sens commun 208
§ 'J6. Vrai sens du passage de saint Paul, sur lequel on a prétendu
Xij W TABLK UHS MATIÈKF.S.
Pages.
fonder l'orthodoxie de l'hàrésie du double dynamisme î77
§ «JT. Passage de saint Augustin , allègue par les Dualistes à l'appui de leur doctrine. — On démontre que, dans c passage, saint Augustin } a dit précisément le contraire de ce qu'on lui a fait dire. — Magnifique interprétation donnée par le nu-me Docteur, d'un obscur passage de tï-criiure. — Itelle doctrine sur riMEU-ixT, au sens ascétique. — Autres textes de l'évéque d'Ilippone en faveur de l'Unicité de l'âme dans l/iomme. - C'est aussi la vraie pensée des Pères cites contre la même thèse, —les modernes Dualistes sont évidemment dans le faux, et n'ont pas droit à la parole dans cette discussion 2^'
NFXVIÈME CHAPITRE.
DE I.A. TROISIÈME PROPRIÉTÉ, COMMUNE AUX DIVERSES ESPixES
d'ames: dêtbe des substances immatérielles-, et de lame des plantes en particulier.
§ 'JS. Importance de la thèse de V immatérialité des âmes, par rapport à la spiritunlité de Vâme humaine. — Les matér'talistes n'ont vie cette spiri/unlilé, que parce qu'ils ont philosophé par leur imagination.—On se propose de prouver l'immatérialité des âmes par
la raison. Vraie .'signification du mot corporel; ce qui est corporel
n'est pas corps. — Toute âme est corporelle sans être corps 295
§ 9!). Premirr argument en faveur de l'immatérialité de toutes les espèces d'dmes, tiré de leur indivisibilité. — Preuves que mille âme, pas même celle des plantes, n'est ni ne peut être divisée par la division de son corps 290
§ 100. Deuxième argument en faveur de l'immatérialité des âmes, déduit de la nature toute spéciale de leur mouvement. Tandis que le mouvement des composés inanimés : i° leur est étranger ; 2° leur est imposé; et T est invariable : le mouvement des composés animés , même des plantes, au contraire : \° leur est propre; 2" ils en disposent; et 3° c'est un mouvement prodigieusement varié. — Un mouvement ayant ce^ dernières qualités ne peut être l'œuvre que de substances immatérielles. — Toute plante est un composé vivant. 302
§ 101. Troisième argument en faveur de l'immatérialité des âmes, résultant de leur vertu d'engendrer. — Cinq conditions de toute génération véritable dans la nat.rrc. — La génération est la prérogative exclusive du composé vivant. — La plante jouit de cette prérogative. — Pourquoi les deux vertus nécessaires pour toute génération se trouvent unies dans les végétaux, et séparées dans les animau.x par In distinction des sexes.— Dislinclion des oeuvres de la vie — La génération, la plus noble dex opérations de la plante, est la moins nnhle des opérations de l'homme. — Elle est une loi pour l'espèce humaine, et non tui devoir pour chaque individu. —
TABLE DES MAÏIEUES. Xllj
rages.
Conséquences importantes de cette doctrine , en faveur du célibat
volontaire 311
§ 102. Continuation du même sujet. — Trois preuves que ta faculté d'engendrer n'est le propre que de la substance immatérielle. — Reviarques particulières sur la, vertu infinie, propre à toute génération, et attestant V immatérialité de la substance qui l'exerce 322