DIXIÈME CHAPITRE
SUITE DU MÊME SUJET, l'iMMATÉBIALITÉ DES AMES. GRANDE PHI- LOSOPHIE DE LA SENSATION. DU NOMBRE, DE L'ÉCONOMIE DES FACULTES DE l'aME SENSITIVE, ET DE LEURS FONCTIONS. DE L'AME DES BRUTES, ET DE SON IMMATÉRIALITÉ EN PARTICULIER.
§ 103. Outre les sens extérieurs, tout animal possède deux sens internes : LE SENS COMMUN et L4 FANTAISIE. — Tout scns ,' dans les choses de son ressort, est un témoin fidèle du t>rai. — QiCest-ce que i,e sens COMMUN interne? son existence et sa double fonction : \° déformer les fantômes ou de sentiu, et 2" de distingxier totis les sensibles propres des sens. — Nécessité qit'a la brute de sentir, pour accomplir safonciion spécifique de connaître. — Différente manière de sentir des animaux imparfaits et des animaux parfaits. — Pourquoi ceuxlà n'ont que deux ou trois sens, tandis que ceux-ci en ont cinq. 328
§ 104. Exposition du phénomène de la sensation. — L'impression des objets extérieurs, .simple sur tes composés inanimés, est double .mr les composés animés. — Comment le sens est impressionné spirituellement par l'être matériel. — L'opération de sentir est une preuve évidente de l'immatérialité de l'dme sensitive 337
§ 105. De la seconde fonction du sens intérieur, de distinguer les différents sensibles. — La brute exerce, elle aussi, cette fonction. — Trois arguments qui en résultent en faveur de l'immatérialité de son âme... 343
§ 106. QiCest-ce que la fantaisie et sa destination? — Les fantômes s'y tracent d'une manière spirituelle. — Preuve que les brutes conservent de la même manière les fantômes dans leur fantaisie
Triple impossibilité qu'une telle faculté soit le propre de la siibstance matérielle 347
§ 107. De la seconde fonction de la fantaisie, ou de la mémoire sensitive, que la brute possède aussi bien queVhomme. — L'attente des cas semblables, en particulier, qui actualise cette faculté, et l'idée du temps qu'elle renferme, prouvent invinciblement l'immatérialité de l'dme sensitive 363
§ 108. Du deuxième acte de la vie sensitive : In iohce estimative; c'est un acte différent de celui de SE^TIR. — C'est dans la brute ce qu'est la raison dans l' homme. — Tort de Descartes d'avoir fait ztne machine de la brute. — La bête connaît, choisit, agit pour une fin et
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Pages. fait des syllogismes. — En quoi le syllogisme des bêles di/Jère de celui de l'homme; il n'en prouve pas moins l' immatérialité de leur âme ^'''J
§ 109. Du troisième acte de la vie sensilive ■■ la locomotion; c'est l'.\- MoiR de la brute; on ne peut lui refuser cette faculté. — C'est I'av- PKTiT sensitif qui la met en jeu.— Théorie de cet appétit. — Comment Vlrascible se rapporte au Concupiscible, et est du domaine de l'appétit ^63
§ 110. Continuation du même sujet. Comment l'appétit détermine le mouvement. — L'un et l'autre ne jmivent être l'acte qxit d'une substance immatérielle. — Les actks di: l'animal et 1rs actes animaux. —La brute connaît intentionneUvment tout ce qu'elle appelé. — Le mouvement, qui n'est que i-noi-iiE dans la plante, est, de plus, si'o.mam'; dans la brute et liishe dans l'homme. — Ces doctrines prouvent évidemment Vimmatcriaiité de l'âme de la brute, et, à plus forte raison, la spiritualité de l'âme humaine 370