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LES PLATONICIENS CHRETIENS ET LEUES ERREUBS

mer dans cette grande parole du plus sage des hommes, Socrate, dont notre maître à nous tous, Platon, nous a transmis les sublimes doctrines : « La seule chose que je sais , c'est que je ne sais rien : Hoc 7mum scio, me nihil scire. »

Ces raisonnements des plus renommés disciples de Platon se trouvent en toutes lettres dans les monuments qui nous restent de l'ancienne philosophie ; nous n'avons fait que les résumer ici. Et voilà comment, en partant du principe de la dualité humaine, que Platon avait établi sur les ruines de I'unité substantielle de l'homme, la philosophie païenne, en dépit des efforts d'Aristote pour la retenir dans sa pente vers l'abîme, se transforma en IDÉALISME dans l'école deXénophon, en matérialisme dans les jardins d'f^picure, en scepticisme dans la secte de Pyrrhon, et finit par se renier elle-même après avoir renié toute science et toute vérité.

§ 83. Funestes effets produits , dans les premiers siècles chrétiens, par la doctrine de Platon sur l'union de Vàme avec le corps. — Toute hérésie n'est que la négation de la divinité on de l'humanité de Jésus-Christ. — Les hérétiques rn\?iTASt,\QiEs o?« m\i\T^n\\w^, fils légitimes desmcieus pJiilosophes idéalistes on maférialistrs.

Comme, chez les païens, la psycholopio de Platon a failli détruire toute vérité naturelle do la révélation primitive du Dieu Créateur : chez les chrélions, die a failli détruire toute vérité de la révélation nouvelle du Dieu Rédempteur.

En embrassant le christianisme sans avoir voulu renoncer au platonisme, les philosophes académiciens, comme nous l'avons dit plus haut, au lieu de redresser leurs fausses idées sur l'homme à la lumière jaillissant de la vérité du dogme de Jésus- Chri.><t, prétendirent s'expliquer la vérité du dogme de Jésus- Christ à la funeste lueur de leurs fausses idées sur l'homme. D'après la vraie théologie, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,

a formulé cette inônie ilof triiie de Pynhon, dansées mots: In tonfa ohscitritate naturœ, dissensionibtis tantis summorum virorum, guide, rébus conirariis tantopere disputant, assentior ei sententise nihil percipi rosse {Academ., lit). II).

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