Cours, IV, 3a
* a. Cours, IV, 367.
a sa raison dans la perfection relative de son organisation. En ce sens, la physique sociale, c'est-à-dire l'étude du développement collectif de l'espèce humaine, est réellement une branche de la physiologie. En ce sens, l'histoire de la civilisation n'est que la suite et le complément indispensable de l'histoire naturelle de l'homme. Mais, autant il importe de bien concevoir et de ne jamais perdre de vue cette relation, autant on aurait tort d'en conclure qu'il ne faut pas établir de division tranchée entre la physique sociale et la physiologie proprement dite. Car, dans le cas de l'espèce humaine, il y a l'histoire, qui ne peut pas se déduire1.
Déjà, en biologie, la nature de l'objet avait obligé les savants k partir de la considération du tout pour aller à celle des parties, à procéder du composé au simple. A plus forte raison, la même inversion de méthode s'impose-t-elle en sociologie. Car, bien que les éléments individuels de la société paraissent plus séparables que ceux de l'être vivant, le consensus social est encore plus étroit que le consensus vital2.
L'esprit de la méthode sociologique sera donc de considérer toujours simultanément les divers aspects sociaux, soit en statique, soit en dynamique. Chacun d'eux peut sans doute être l'objet d'une étude spéciale, à titre (( d'élaboration préalable. » Mais, aussitôt que lu science sera assez avancée, la corrélation des phénomènes servira de guide pour les analyser. L'économie