‹ La philosophie d'Auguste ComteChapitre 26 sur 161 · I. Cours, VI · texte numérisé non relu

I. Cours, VI

a. Cours, III, 33.), 3. Cours, IV, 45a.

concevoir, dans l'ensemble des phénomènes naturels, un plus merveilleux spectacle que cette convergence régulière et continue d'une immensité d'individus1 ...? »

Toutefois, iln'y a point là de contradiction. En réalité, bien que Comte dise qu'il faut accepter tout à fait, ou rejeter tout à fait, la considération des causes finales, il ne la rejette pas lui-même aussi entièrement qu'il le semble d'abord.

Ce qu'il repousse formellement, c'est la finalité entendue à la façon théologique ou métaphysique : Cœli enarrant Dei gloriam. Il n'admet pas qu'on « explique » l'ordre naturel par une sagesse surnaturelle. Mais il ne conteste pas du tout la finalité que Kant appelait interne. Cette finalité, ou mieux cette causalité réciproque apparaît dans les êtres vivants, où le tout et les parties sont réciproquement fin et moyens. L'arbre ne saurait subsister sans les feuilles, non plus que les feuilles sans l'arbre. Comte exprime cette idée en des termes qui sont presque identiques à ceux de Kant, bien qu'il ne les connût pas. « On cessera, dit-il, de définir un être vivant par l'assemblage de ses organes, comme si ceux-ci pouvaient exister isolés. . . En biologie, la notion générale de l'être précède toujours celle de ses parties quelconques. En sociologie, où les dépendances partielles sont moins intimes quoique plus vastes, ce serait une grave hérésie de définir l'humanité par l'homme. .. a fortiori, en biologie, ne doit-on pas concevoir le tout d'après ses parties 2. » Dès que l'on s'élève au-dessus du monde inorganique, 1 étude des phénomènes a pour première condition l'idée de leur consensus, d'abord en

ir Cours, IV, 470.

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