Cours, III, a
a. Pol. pos., IV. Appendice, p. 117.
analogues, à cette remarque puérile : il n'y a d'astres habiles que ceux qui sont habitables. On rentre, en un mot, dans le principe des conditions d'existence, qui est la vraie transformation positive de la doctrine des causes finales, et dont la portée et la fécondité sont bien supérieures1. »
'Pour donner la formule de ce principe, il faut avoir recours à la distinction générale établie par de Blainville entre le point de vue statique et le point de vue dynamique.
Tout être actif, et en particulier tout être vivant, peut être analysé à ces deux points de vue. L'analyse statique en considère les éléments dans leurs rapports de connexité et de liaison simultanée. L'analyse dynamique découvre les lois de leur évolution solidaire. La première est le fait de l'anatomiste, la seconde, du physiologiste. Or, il est clair que ces deux analyses sont complémentaires Tune de l'autre, et, même inintelligibles l'une sans l'autre. Par exemple, l'anatomiste est constamment guidé par des considérations physiologiques. Réciproquement, sans connaissances anatomiques, point de physiologie positive.
Ainsi, l'analyse statique établit les lois de coexistence, l'analyse dynamique, les lois de succession ou de mouvement. Le principe des conditions d'existence n'est autre chose que la conception directe et générale de 1' /harmonie nécessaire de ces deux analyses , c'est-à-dire de l'accord de ces deux ordres de lois2. Si cet accord, en effet, ne se réalisait pas, aucun être vivant, aucun ensemble ou système naturel de phénomènes ne pour-