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une seule science positive, même sans intention philosophique. C'est ainsi que les éclectiques se sont imaginé faire de leur psychologie une science, croyant comprendre et pratiquer la méthode positive pour avoir lu le Novum Organum et le Discours de la Méthode. Mais Bacon, Pascal, Descartes, et les autres grands promoteurs des sciences n'ont-ils pas insisté plus que personne sur l'inanité des considérations ahs traites touchant la méthode ? Jamais ils n'ont séparé les règles qu'ils formulaient de l'application de ces règles à des recherches positives.
Comte lui-même, leur successeur et leur héritier, ne tient pas un autre langage. Dans sa longue étude des sciences fondamentales, il ne manque jamais de distinguer le contenu de la science et sa méthode, ce qu'il appelle « le point de vue scientifique et le point de vue logique. » Mais, tout en les distinguant, il les considère comme corrélatifs et étroitement liés entre eux. Il ne conçoit pas plus la méthode séparée de la science qu'il étudie, que la science séparée de sa méthode. C'est une même réalité intellectuelle vue sous deux aspects solidaires l'un de l'autre *.
Pour conclure, la logique traditionnelle achève de disparaître. Dans sa partie théorique, elle est surannée, comme la philosophie métaphysique dont elle procède. Dans sa partie appliquée, si on la sépare de la pratique des sciences, elle est stérile.
Il y a cependant une logique positive, et l'on peut