‹ La philosophie d'Auguste ComteChapitre 61 sur 161 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les sciences du monde inorganique.

Si l'on ne sépare point la chimie de la physique, elles ont pour objet, à elles deux, la connaissance des lois générales du monde inorganique. Elles se distinguent ainsi nettement de l'astronomie, qu'on peut considérer comme une « émanation de la science mathématique », et, d'autre part, de la biologie. La distinction entre la physique et la chimie présente plus de difficulté. Il faut pourtant la maintenir, puisque les phénomènes physiques sont plus « généraux » , et les phénomènes chimiques plus <( spéciaux », c'est-à-dire que les seconds dépendent des premiers, sans que cette dépendance- soit, le plus souvent, réciproque. Même si l'on arrivait un jour à établir que les phénomènes chimiques sont en réalité physiques, la distinction n'en subsisterait pas moins, en ce sens que dans un fait qualifié de chimique, il y a toujours quelque chose de plus que dans un fait simplement physique : l'altération caractéristique qu'éprouve la composition moléculaire des corps, et, par suite, l'ensemble de leurs propriétés1.

Pour ne parler d'abord que de la physique, cette

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