‹ La philosophie d'Auguste ComteChapitre 76 sur 161 · I. Cours, III, 45a · texte numérisé non relu

I. Cours, III, 45a

a. Cours, III, M.

animaux seraient dès lors essentiellement identiques, leurs différences étant attribuées désormais à l'influence diverse et inégalement prolongée du système des conditions extérieures. Mais, en y regardant de plus près, on aperçoit, au contraire, que cette hypothèse présente seulement la série sous un nouvel aspect, qui en rendrait même l'existence encore plus évidente. Car l'ensemble de la série zoologique deviendrait alors, en fait aussi bien qu'idéalement, tout à fait analogue à l'ensemble du développement individuel, restreint du moins à sa période ascendante. Elle serait alors conçue comme continue. « La marche progressive de l'organisme animal, qui n'est pour nous qu'une abstraction commode, se convertirait en une loi naturelle1. »

Pour la perfection logique de la science, Comte préfère, en l'absence de preuves contraires, regarder les espèces comme fixes. Lamarck n'en a pas moins posé un problème du plus haut intérêt. Comte en signale l'importance. <( La théorie rationnelle de l'action nécessaire des divers milieux sur les divers organismes reste encore presque tout entière à former. Un tel ordre de recherches, quoique fort négligé, constitue l'un des plus beaux sujets que l'état présent de la biologie puisse offrir. » On pourrait obtenir par là, ajoule-t-il, une théorie du perfectionnement des espèces vivantes, y compris même l'espèce humaine2.

La philosophie anatomique et physiologique de Comte

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