‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 16 sur 127 · lhvl.. p · texte numérisé non relu

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'à. Souvenir» d'enfance et de jeunesse, v. 299.

L'Eglise au moyen âge. Elle devait être intolérante; car du moment qu'une société entière accepte un dogme et proclame que ce dogme est la vérité absolue, et cela sans opposition, on est charitable en persécutant... Ce rpii fait que ces actes de l'Inquisition nous indignent, c'est que nous les jugeons au point de vue de notre âge sceptique ; il est trop clair, en effet, que de nos jours où il n'y a point de dogme, de tels faits seraient exécrables1. »

Toutes ces considérations se rattachent étroitement à l'ensemble de la pensée de Renan ; elles sont des pièces essentielles de son système. Mais ne sont- elles pas aussi bien en harmonie avec renseignement traditionnel de l'Eglise? Dès lors, un fait nous apparaît. Ces doctrines de la liberté du bien et de la souveraineté du but, Renan les a acceptées avant môme d'avoir posé les prémisses d'où il les déduira. N'ont-elles pas été, Bans qu'il s'en doutât, la cause des prémisses dont elles devaient être liréea ? 1! y a dans l'esprit uae finalité mystérieuse et inconsciente; el une gestion qui inouïe des profondeurs de notre Cire nous fait souvent proclamer des séries d'idées

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