‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 17 sur 127 · L Avenir de U Scunce, pp. 34G · texte numérisé non relu

L Avenir de U Scunce, pp. 34G

qui ont surtout pour but de préparer et d'amener

une conclusion admise d'avance. Renan a toujours cru que l'individu est subordonné à une fin mystérieuse ; il ne pouvait pas aboutir à une philosophie qui aurait fondé en raison les droits de la personne.

L'éducation que nous avons une fois reçue nous tient par mille fils subtils; nous croyons un jour être débarrassé des influences jadis subies, et voici, nous trahissons par nos gestes habituels ce que nous fûmes autrefois ; nous croyons avoir changé d'idées et nous ne les avons modifiées que dans leur forme, nous traînons toujours avec nous la vieille tournure d'esprit qui nous fut inculquée. Il ne faut donc pas s'étonner que nous ayons trouvé une singulière vérité et une portée plus grande qu'il ne le soupçonnait à cet aveu de Renan : « L'Institut de Saint-Sulpice a exercé sur moi une telle influence et a si complètement décidé de la direction de ma vie, que je suis obligé d'en esquisser rapidement l'histoire, d'en exposer Les principes et l'esprit, pour montrer comment cet esprit est resté la loi la plus profonde de mon développement intellectuel et moral '. »

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