‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 23 sur 127 · Dialogua et fragments philosophiques, p · texte numérisé non relu

Dialogua et fragments philosophiques, p

natt avec sa philosophie comme avec son style1. » Ce qu'on a parfois le tort de prendre pour une science particulière, est le « résultat général de toutes les sciences, le son, la lumière, la vibration qui sort de l'éther divin, que tout homme porte en soi s ».

La lettre à M. Berthelot sur V Avenir des sciences naturelles est plus que l'affirmation de ce principe, elle en est l'application. Renan se met en face des sciences ; il fait dire à chacune en peu de mots ce qu'elle croit saisir de l'histoire du monde, et toutes ces dépositions particulières se fondent en une déposition totale, tendent à provoquer une impression générale ; cette impression est la philosophie de l'auteur, son rêve en 1803 3.

Franchissons vingt-cinq ans, nous sommes en septembre 1888. Renan publie son Examen de conscience philosophique. Les formules par lesquelles s'ouvrent ce morceau condensent d'une façon nouvelle et heureuse les théories que nous venons d'analyser : « Le premier devoir de L'homme sincère est de ne pas influer sur ses

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