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gérer; les améliorations matérielles sont bonnes pour autant qu'elles affranchissent l'homme de ces nécessités qui l'humilient et qui l'arrêtent dans son développement. « Quand un homme aisé cherche à s'enrichir encore, il fait une œuvre au moins profane, puisqu'il ne peut se proposer pour but que la jouissance. Mais quand un misérable travaille à s'élever au-dessus du besoin, il fait une action vertueuse, car il pose la condition de sa rédemption '. » C'est donc la jouissance qui est condamnée, encore n'est-elle profane que parce qu'on s'en fait une idée toute personnelle. Mais ne pourrait-on pas prendre la volupté avec les idées mystiques que les anciens y attachaient, quand ils l'associaient aux fêtes, aux temples? Ne pourraiton pas y voir seulement le perfectionnement qui en résulte pour notre être, l'union mystique avec la nature, la sympathie qu'elle établit entre nous et les choses? «J'ai lu quelque part qu'un poète ou philosophe s'enivrait régulièrement et par conscience une fois par mois, afin de se procurer cet état mystique où l'on touche de plus près l'infini. En vérité, je ne sais si tous les plaisirs ne pour-
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raient subir cette épuration et devenir des exercices de piété où l'on ne songerait plus à la jouissance * . »
Personne n'est donc mauvais ; méchanceté est synonyme de manque de culture. «Il faut partir de ce principe que l'homme ne naît pas actuellement bon, pas plus qu'il ne naît savant, mais avec la puissance de devenir savant, qu'il ne s'agit que de développer les germes de vertu qui sont en lui, qui1 l'homme ne se porte pas au mal par son propre choix, mais par besoin, parole fatales circonstances, et surtout faute de culture morale*. » La conclusion est donc: élever le peuple. Et la morale nous conduit ainsi à la politique.
La morale que nous vouons d'exposer est celle de r Avenir de la Science. Elle n'a jamais été répudiée par le penseur. Elle a trouvé les accents Les plus beaux pour exprimer les plus nobles as» pirations de l'homme ; on pourrait, en rapprochant