La ■>« intellectuelle et morale de la France, p
î. HiltOi e i'Isratl, t« .m.- I, pi , m.
mier ordre, quand la tribu et la cité n'étaient qu'une extension de la famille. Mais tous les groupes on! été brisés et mélangés par l'histoire. La considération ethnographique n'a été pour rien dans la constitution des nations modernes : voyez 1" Allemagne, la France, l'Italie. Il n'y a même plus de race pure ; et faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique, c'est la faire porter sur une chimère. Enfin, le mot race n'a pas lui-même un sens fixe: «Pour les anthropologistes, la race aie même sens qu'en zoologie ; elle indique une descendance réelle, une parenté par le sang. Or, l'étude des langues et de l'histoire ne conduit pas aux mêmes divisions que la physiologie. Les mots de brachycéphales, de dolichocéphales, n'ont pas de place en histoire ni en philologie... Les groupes aryen primitif, sémitique primitif, touranien primitif, n'avaient aucune unité physiologique. Ces groupements sont des faits historiques qui ont eu lieu à une certaine époque, mettons il y a quinze ou ?ing1 mille ans, tandis que l'origine zoologique de l'humanité se perd dans des ténèbres incalculahles '. »