‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 75 sur 127 · Ifarc-Aurèle, p · texte numérisé non relu

Ifarc-Aurèle, p

d'entre aous qui tiennent de près à la terre et ne sonl éloignés de la vie cachée on la nature que dune ou deux générations, nous croyons que L'homme doit plus à son sang qu'à lui-même, et notre premier culte est pour nos pères '. » Il s'est donc appliqué, par piété Qliale, à décrire la tournure d'âme des hommes de sa race. Comme il se plaît à songer qu'il est la conscience des Celtes disparus et que par lui ils arrivent à La ne et à la voix, pour les dépeindre il a regardé en lui-même. Il y a quelque chose d'intime et de vécu dans ce qu'il dit de «cette race timide, réservée, vivant toute en dedans, pesante en apparence, mais sentant profondément el portant dans ses instincts religieux une adorable délicatesse1 ». Elle est .< puissante par le sentiment et faible dans L'action; chez elle, libre el épanouie; à L'extérieur, gauche et embarrassée -1 ». Elle a un extraordinaire besoin de concentration et elle est peu expansive, el par suite elle sent avec profondeur: « car plus Le sentiment est profond, moins il tend à B'exprimer ». « La réserve apparente des peuples celr

1 Euaii de Morale et de Critique, préface, p. xviii. I l>\ './.. p. 376.

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