‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 77 sur 127 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Voici maintenant un héritier de cette race qu'on pourrait qualifier de féminine1. Il peut écrire: « J'ai été élevé par des femmes el des prêtres; L'explication de mes qualités el de mes défauts toute là". ■> lia aimé, dans son enfance, 1rs chapelles solitaires, isolées dans les landes, au milieu des rochers ou dans des terrains vagues tout à fait déserts. «Lèvent courant sur des bruyères, missant dans les genêts, me causait de folles terreurs. Parfois je prenais la fuite éperdu, comme poursuivi par les génies du passé. D'autres fois, je regardais, par la porte à demi enfoncée de la chapelle, les vitraux ou les statuettes en bois peint qui ornaient l'autel. Cela me plongeai! dans des iè\es sans fin3. » Il s'esl complu à écouter les sonneries pieuses de YAngelus «lu soir, se répondani de paroisse en paroisse, et, après quarante ;uis de \ie Ikhn de L'Eglise, il en entend L'écho chéri dans sa mémoire. Au séminaire, il a fécu de sentimenl tout comme au village Datai : - Mon imagination, loul à fait chaste, restait dans une dôme note de piété vague... Ce beau parc mys-

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