‹ La philosophie d'Ernest RenanChapitre 86 sur 127 · Lettres intimes, p · texte numérisé non relu

Lettres intimes, p

R. allier. 11

qui est respectable » ; et il ajoute : « Il en est une autre plus sage, respectant ce qui est respectable, ne méprisant ni les croyances ni les personnes, examinant avec calme et bonne foi, usant de sa raison, puisque Dieu la lui a donnée pour s'en servir, ne rejetant ni n'adoptant jamais une opinion sur une simple raison d'autorité humaine. Voila celle qui est permise à tous, et pourquoi ne le serait-elle pas au prêtre? 11 est vrai qu'il est soumis sur ce point à un devoirde plus que les autres. C'est desavoir se taire à propos el de garder pour lui sa pensée : car le nombre de ceux qui s'effarouchent de ce qu'ils oe comprennent pas esl infini. Mais, après tout, est-il donc >i pénible de ne peu- p que pour soi, et n'est-ce pas par un secret mobile de vanité que l'on est si empressé «le communiquer ses réflexions aux autres ? La loi de silence dont je viens de parler, tout homme qui veut vivre en pais ne doit-il pas se l'imposer? ' »

C'est a [ss] 16 juin 1643 que Renan écrivait i lignes. Il vient a Paiis, au séminaire «le Saint" Sulpice. Sa pensée continue fi Be donner libre cours. Les mois Be passent. Un peu moins de deux ans après, Renan est décidé a ne pas recevoir la

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