Pags i
1 6o APPENDICE
avant son éparpillement en images, tandis que l'art^j^rte^ sur les |ma^s. Mais je laisse tout cela de côté, et j'arrive à l'essentiel.
A mon avis, tout résumé de mes vues les déformera dans leur ensemble et les exposera, par là même, à une foule d'objections, s'il ne se place pas de prime abord et s'il ne . revient pas sans cesse à ce que je considère
.r (>' .('Comme le centre même de la doctrine : l'in- I /?r.^ tuition de la durée. La représentation d'une
f^ multiplicité de « pénétration réciproque »,
toute difiPérente de la multiplicité numérique, — la représentation d'une durée hétérogène, qualitative, créatrice, — est le point d'où je suis parti et où je suis constamment revenu. Elle demande à l'esprit un très grand effort, la rupture de beaucoup de cadres, quelque chose comme une nouvelle méthode de penser (car l'immédiat est loin d'être ce qu'il y a de plus facile à apercevoir); mais, une fois qu'on est arrivé à cette représentation et qu'on la possède sous sa forme simple (qu'il ne faut pas confondre avec une recomposition par concepts), on se sent obligé de dépla-