‹ La Philosophie de BergsonChapitre 3 sur 28 · AVANT- PROPOS DU TRADUCTEUR VII · texte numérisé non relu

AVANT- PROPOS DU TRADUCTEUR VII

de la philosophie, de la psychologie ou de la morale, ou qu'enfin il résumât ses théories générales et ses idées dans l'ouvrage d'ensemble qu'il a intitulé La 'pensée humaine. Il fait delà pensée le centre de la vie psychique; on peut par là pressentir sur quel terrain se manifesteront, entre sa philosophie et celle qu'il présente avec pénétration et fidélité, les divergences. On remarquera qu'il défendi,/ la philosophie de M. Bergson contre le reproche d'anti-intellectualisme qu'on lui a fh^ff^ souvent adressé. X

Cette étude sur l'œuvre d'un philosophe dont il est l'aîné prouve que l'âge n'a pas ralenti la vigueur de la pensée ni la puissance de travail chez M. Hôffding. C'est toujours avec la même ardeur, comme il l'a dit lui-même, qu'il examine les nouveaux problèmes qui se posent à la philosophie. Quelque utile qu'ait pu être à la jeunesse sa longue carrière de professeur, l'exemple de sa belle vie féconde, modeste et sérieuse, a été le plus fructueux des enseignements. Et il nous plaît de remarquer que l'autorité que lui

Hôffding. — Bergson. h

VÏII LA l'IlILOSOPUlE DE BERGSON

valaient ses travaux et les honneurs dont il étaitcomblé, il l'a employée dans ces dernières années, à répandre et à soutenir en Danemark le sentiment national. Dans un pays où les idées, que l'on croyait modernes, de pacifisme et d'internationalisme étaient trop généralement acceptées, il a fait partie du groupe des hommes qui ont voulu opérer une réaction et fortifier le patriotisme. En igi/i, au cinquantenaire de la perte du Slesvig où l'on avait rassemblé à Copenhague les vétérans de la guerre de i864, si honorable et si douloureuse pour le Danemark, il fut chargé de prononcer le discours, ce qu'il fît avec la noblesse et la dignité qui convenaient à cette cérémonie.

Ce volume devait paraître au moment où la guerre a éclaté. En le publiant aujourd'hui, nous ne croyons pas qu'il nous soit interdit de relever ici, en même temps que le patriotisme danois de M. HofTding, ses sympathies pour une cause qui est la notre. Si la situation qu'il occupe lui impose une attitude réservée qui est conforme à la neutralité de

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