Ibid., p
sont des phénomènes définis par l'expérience, qui s'insèrent dans la trame des faits, non des monstres sans rapport avec ce qui nous est donné. « La liberté ne produit pas des événements nouveaux, à savoir d'une essence indéfinie et imprévoyable, ou qui n'aient leur raison dans le fonds commun des lois du monde ainsi que dans le fonds personnel de l'expérience , de l'imagination et de la mémoire'. » En second lieu l'acte libre sort de la nature et y rentre, se lie au déterminisme par ses antécédents et par ses conséquences. Un mouvement musculaire qui répond à une décision de la volonté, commence dans le monde extérieur une série de mouvements locaux qui sont soumis aux lois générales de la mécanique. Le mouvement musculaire lui-même dépend nécessairement des lois de l'organisme. L'acte de volonté enfin qui précède ce mouvement implique à son tour cet organisme, et, « supposant par là même l'ensemble des lois mécaniques et physiques, exige en outre pour son appui propre une suite antécédente de pensées, des faits d'imagination et de mémoire, et toutes les lois intellectuelles et passionnelles qui président au développement de la personne. Sous ces divers points de vue le déterminisme est partout, et voilà comment existe un orde universel dont pas un phénomène ne souffre être soustrait". » Si nous songeons à tout ce qui s'impose à l'hommo, à tout ce qu'il subit sans le soupçonner, tempérament, climat, lois de l'entendement, préjugés hérités, habitudes prises, nous voyons singulièrement « se réduire le domaine d'une liberté dont la nécessité fournit toute la matière ». En même temps les lois de l'univers bornent la puissance humaine. On peut