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dans la vie morale, les êtres se reconnaissent à une enceinte inaijordablo qu'entoure un cercle de fonctions'. »
L'hypothèse du vide, qui achève celle de l'atome, n'est pas seulement suggérée par des faits aussi généraux que l'élasticité, imposée parla loi du nombre, par la négation du continu, de la divisibilité à l'infini, elle est la condition de la liberté. Sans le vide, on ne voit pas comment l'être vivant peut prendre l'initiative d'un mouvement, intervenir par sa volition dans la trame continue des phénomènes. Admettre le plein c'est se représenter le mouvement « non comme propagé^ mais comme simultané, entraînant toujours nécessairement et simultanément des suites entières de masses solidaires ». Descartes suppose ainsi que le mouvement se fait par anneaux circulaires, par tourbillons dont tous les éléments se déplacent à la fois. Dès lors « il faut renoncer à poser l'individualité du corps en tant que mobile, et à chercher en lui la source première et véritable d'un changement local ». L'hypothèse du plein a pour conséquence l'hypothèse de la nécessité, parce que dans le plein chaque mouvement ne se conçoit que comme solidaire de tous les autres et qu'en supposant une loi d'harmonie, de correspondance entre la volonté et le mouvenient extérieur, la moindre volition devrait ébranler la masse entière de l'univers.
Comme la continuité des corps qui remplissent l'espace, il faut nier la continuité des actions qui remplissent le temps : c'est une conséquence encore de la loi du nombre. En d'autres termes, il y a un atomisme du temps comme un atomisme de l'espace, des atomes et des vides dans la durée comme dans l'étendue. Toutes les actions élémentaires doivent être considérées comme instantanées. « Les êtres occupent la durée par les rapports de ces actions répétées, multipliées" ». C'est la confusion qui s'opère^