‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 137 sur 182 · Troisième Essai, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Troisième Essai, 1. 1, p

passe des phénomènes bruis aux phénomènes de la. vie, ils arrivent à h\ primauté, de sorte que les explications changent de nature et que l'ordre de causalité se l'cnverse. Mais, à tous ces degrés l'être est représentation, c'est-àdire appétition, perception, force, et c'est entre les êtres, conçus sous le rapport de la représentation pour soi, que s'établissent les rapports réels de causalité, les mouvements n'étant jamais que de certains modes de ces représentations.

Si, après la nature et les rapports des êtres dans leur simultanéité, nous abordons le problème de leurs origines, de leur genèse dans le temps, la critique doit opposer aux mêmes illusions les mêmes principes. La prétention de réduire la qualité au mouvement qui sert à la mesurer, c'est-à-dire de l'expliquer en la supprimant, devient ici la prétention de faire sortir, avec le temps pour facteur, le complexe du simple, la qualité de la quantité, la vie de ce qui ne la contient à aucun degré. Contre ce qu'il appelle la superstition de l'unité, Renouvier, comme toujours, maintient résolument le principe de spécificité, la corrélation de l'un et du plusieurs, sang laquelle la pensée qui n'est que relation s'évanouit. La logique exclut la continuité réelle qui, par la multiplication des termes à l'infini, implique contradiction. « L'observation ne saurait constater que discontinuité et sauls dans la nature, toute différence étant un saut, si petit qu'on le veuille, et la détermination supposant toujours une différence quelconque en même temps qu'elle suppose un genre [definitio fu per gcnf/s et differentiam)... La multiplication des termes moyens serait un jeu qui ne finirait point, si ce n'est qu'on trouvât enfin deux espèces, identiques pour être continues, et à la fois non identiques pour pouvoir être distinguées ^ »

La critique n'a rien à objecter aux belles hypothèses de

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