‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 153 sur 182 · PsycUolodie rationnelle, t. 111, p · texte numérisé non relu

PsycUolodie rationnelle, t. 111, p

vement, une des conditions nécessaires de l'issue de sa vie présente*. « La vie toujours conscienle ou la mort graduelle et finale dépendent pour chacun de nous du bon ou mauvais emploi de ses facultés natives, et du caractère qu'il se forme, de l'état auquel le conduit l'exercice de sa liberté. Ne voyons-nous pas dès ici-bas l'organisme dépendre des vices et des vertus, les passions altérer la vie en son principe même ? C'est pour la satisfaction des instincts et besoins moraux, nés de la connaissance de la loi morale, que s'offre le postulat de l'immortalité personnelle ; supposez que dans un individu ces instincts et ces besoins s'oblitèrent, il est clair que la force du postulat décroît pour ce qui le regarde. «L'universalisme aie défaut d'égaliser, en dernier résultat, les bonnes actions et les mauvaises, et de faire de la vie un jeu peu sérieux ; l'éternité des peines éternise le mal et blesse la charité, ne garde pas la mesure dans la justice; l'anéantissement des méchants est la seule doctrine qui, posant à l'immortalité le bien pour condition, soit parfaitement d'accord avec cette identification du Bien et de la Vie, du Mal et de la Mort, dans laquelle se rencontrent l'idée dominante des textes eschatologiques de l'Ecriture et le développement spéculatif le plus acceptable du postulatde l'immortalité dans la doctrine criticiste de la raison pratique-. » Renouvier applique au troisième postulat de la raison pratique la même méthode et les mêmes principes; il rejette le noumène et les choses en soi, il refuse de sortir du connaissable et de l'expérience. Prise dans foute sa généralité, dans ce qu'elle a de purement rationnel, dégagée de tout symbole, l'idée de Dieu n'est que l'idée d'un ordre moral qui garantit, avec l'immortalité des personnes, l'accord du bonheur et de la vertu. De

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