‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 174 sur 182 · Philosophie analylique de l'histoire, t. IV. p. 438, sq · texte numérisé non relu

Philosophie analylique de l'histoire, t. IV. p. 438, sq

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énumôrc, qu'on propose; pensées pai" le Dieu parfait, voulues par lui, elles doivent sencliaîner l'une à l'autre, former un ensemble logique et cohérent, quil appartient à la critique de reconstituer. Comme les catégories, la vérité reprend un caractère de nécessité. Sans doute on peut accorder que Dieu est l'objet d'une croyance, mais il faut accepter avec cette croyance ce qu'elle implique, el n'implique-t-ellc pas le retour au rationalisme, à l'évidence qui s'impose? Si la vérité est pré-établie dans les choses par l'intelligence souveraine, nous n'avons qu'à l'y reconnaître. L'esprit et les choses sont accordés par la sagesse créatrice; les lois sont posées hors de l'esprit, elles ont une existence réelle, l'esprit est fait pour y adhérer, et l'élu de la vérité n'a pas tort d'invoquer la nécessité d'une adhésion, qu'imposent la pensée, le donné et leur accord.

La création admise change le monde comme l'esprit qui le connaît. La correspondance régulière, le conditionnement mutuel des phénomènes, qui lie les mêmes conséquents aux mêmes antécédents, n'est plus une induction probable, soutenue par une croyance volontaire. L'harmonie n'est plus un simple fait, confirmé par l'expérience, toujours soumis à un doute possible, l'harmonie est préétablie par la volonté créatrice : « l'ordre de détermination des phénomènes successifs est l'œuvre de l'intelligence ordonnatrice suprême qui compose les lois de la nature, qui est la nature elle-même, en ce qui touche les relations \ » Peut-on dès lors prendre bien au sérieux la discontinuité des instants successifs, la contingence des lois naturelles et des formes progressives ? Sans doute les qualités spécifiques ne se réduisent pas aux métamorphoses d'une substance homogène qui devient ce qu'elle n'est pas, elles gardent leur originalité, leur indépendance respective. Du mécanique au physique, de l'inorganique

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