‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 178 sur 182 · Ibid., p. 7G · texte numérisé non relu

Ibid., p. 7G

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ment le péché de Thomme peut amener une subversion totale des lois naturelles et changer l'ordre du bien en un règne de la douleur et de la mort. L'ordre moral et l'ordre physique, dans ce premier monde, se confondent. Le gouvernement direct des forces de la nature par l'homme exige le règne de la justice, l'égoïsme et l'orgueil ne peuvent donc manquer de dissoudre une harmonie qui repose sur lu solidarité volontaire et se définit par la paix universelle. « La subversion totale de la nature, j)ar l'effet de la chute morale de l'homme, s'explique comme le passage de l'étal primordial des forces naturelles, placées sous l'entier contrôle de l'humanité, à l'état oi^i, alfranchies de ce gouvernement conscient, appliquées à des masses ici agglomérées et là dispersées, elles n'obéissent plus qu'aux pures lois mécaniques de leur institution propre\ » Ici se placent les gigantomachies, les guerres de Titans, dont Uenouvier expose complaisamment les phases et les alternatives dans le Personnaltsme ; au terme nous sommes ramenés à la nébuleuse comme à l'origine de notre monde actuel.

Telle est la lamentable histoire du monde primitif. Mais Dieu désormais ne nous manque pas pour réparer le mal dont il a prévu la possibilité et la correction. Dans les corps immortels des premiers hommes il avait inséré des germes immortels eux-mêmes, qui étaient destinés, si l'homme tournait mal, à permellrc aux individus de l'éapparaître un jour sur la terre el, après plusieurs épreuves, de moui-ir définitivement, ou, riches d'expérience, instruits par la douleur, de se reposer enfin « dans la justice indéfectible ».

Uenouvier consacre ses derniers ouvrages à l'exposition d<^ celte philosoiihie du péché originel, à laquelle il donne une fornu^ déplus en plus dogmatique. Dans h\ Noiirelle Monadoloi/'w, tout en maintenant les thèses phénomé-

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