‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 42 sur 182 · Premier Essai, t. II, p · texte numérisé non relu

Premier Essai, t. II, p

espèce. Soit la proposition : l'homme est animal, animât est le genre; l'ensemble des attributs qui constituent riiomme, en tant que distingués de l'attribut animal, constitue sa différence par rapport aux autres groupes de phénomènes auxquels s'attribue l'animalité ; l'espèce est la synthèse des deux termes. Spécifier, c'est considérer tout à la fois le genre et la différence ; la synthèse de spécification est marquée par la copule, le genre est l'attribut, le- . sujet exprime la différence. Il n'y a pas lieu d'imaginer des rapports mystérieux de mode, de substance, il n'y a rien de plus à considérer en tout ceci que les phénomènes et les lois de leur composition. « Ces termes, différence, genre, espèce, ne représentent que les rapports qui servent à les délinir. » Ces considérations font tomber le problème du réalisme plutôt qu'elles ne le résolvent : il n'y a de sujets réels, en un certain sens, que les individus; mais d'autre part l'individu n'existe pas en dehors de ses attributs, il est leur synthèse, d'où il suit que dans leur réalité, celle des espèces et des genres est impliquée. En d'autres termes, les rapports généraux à tous leurs degrésexpriment la constance et la généralité des lois, et à ce titre ont la même réalité que les êtres qui n'ont d'existence définie que par ces lois.

Cet examen de la qualité et des rapports qu'elle enveloppe nous permet de préciser les conditions du raisonnement qualitatif : pour former le genre, nous envisageons un certain nombre de groupes de phénomènes, et de môme pour former la différence ; le nombre qui répond au genre est au moins égal, en règle générale il est plus grand que celui qui répond à la différence : « on voit donc qu'il existe entre la différence et le genre un rapport numérique de contenance. La catégorie de quantité est donc applicable dans une certaine mesure à la catégorie de qualité' ». Pour Henouvier, c'est en un sens très-

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