Premier Essai, l. II, p
soil supposé pour cela infini de composilion effective ; mais il est assimilé, pour les besoins et la généi-alité du calcul, à la synthèse de linterposition possible de phénomènes variables en nombre indétini entre deux limites données ». A dire vrai, par cela même que le calcul de Tindéfini ne se comprend en aucune application, même géométrique, qu'en tant que méthode approximative, «l'harmonie reste i)arfaite entre la nature et l'analyse mathématique bien entendue ' ».
La catégorie de causalité (acte, puissance, force) se relie étroitement à la catégorie du devenir à laquelle elle ajoute une détermination nouvelle par une synthèse originale. Nous avons raQiené le devenir à une suite d'actes séparés par un intervalle, plaçons-nous à un instant quelconque de la série, un phénomène est donné, et nous nous attendons, après une durée très petite, à trouver un autre phénomène substitué aux rapports du premier. Qu'il y ait plusieurs possibles ou qu'un conséquent unique soit prédéterminé dans l'antécédent, le second phénomène n'est pas encore; en tant qu'il est à venir, il n'est pas donné, il n'existe qu'en yj;//.s.s«/'?c(\ La puissance est ainsi l'intervalle de deux actes consécutifs. L'étendue se détermine par deux points, la durée par deux instants, la puissance par deux actes qui sont les limitçs entre lesquelles elle s'étend.
Il semble que nous recommencions l'analyse du devenir, mais ce qui fait le sens et la portée des idées d'acte et de puissance c'est le rapport original qui les lie, c'est leur synthèse dans la notion de force. « Sous ce nouveau point de vue, la puissance, comme intervalle des deux actes unis qui la déterminent, si le second n'est pas encore posé, nous donne le pouvoir, s'il est posé, le faire ou la production ». Posez l'acte pur sans la puissance, ou la puissance pure sans acte, vous n'obtenez ni le devenir,