l'si/cholof/ie rationnelle, I. p
qu'il est du devoir de chacun de faire sa pensée par l'acte libre d'une raison toute personnelle. Enfin les limites de la connaissance nous interdisant la synthèse totale, nous ne pouvons aborder les grands problèmes de l'origine et de la fin des chosesqu'en prenant notre centre de perspective dans la conscience humaine, en trouvant le point de vue qui nous montre les faits dans un ordre conforme à ses exigences. Ainsi donc tout nous conduit à la réllexion sur la nature de la représentation dans l'homme, et notre, solution du problème de la connaissance, et la méthode que nous y avons appliquée, et la substitution à la synthèse totale d'un prolongement de l'expérience qui en quelque sorte Thumanise.
« L'homme est un certain centre, un point de concours des catégories, parce qu'elles sont les lois enveloppantes en lui de tout ce qu'il connaît ou peut connaître, et sous un autre point de vue, parce qu'elles l'enveloppent en se rassemblant toutes, pour former ce composé spécial, éminemment complexe, oii son corps et sa personne sont unis\ )) L'homme, comme tout être, est une loi, ou mieux une fonction, une relation constante qui embrasse et coordonne des relations multiples ; il est la synthèse des lois de la représentation. On peut par abstraction n'envisager en lui que certains rapports, « l'appeler du nom d'une catégorie ou d'une autre », corps, sensibilité, intelligence, mais « la fonction que l'homme est embrasse toutes les catégories ». La psychologie est le complément, la suite naturelle de la logique : à dire vrai, elle a le même objet, elle étudie les mêmes lois, non plus sous leur forme abstraite, générale, mais sous la forme concrète et vivante qu'elles revêtent par leur concours dans l'être conscient.