Ibicl., p
t-elle directement ce mouvement, comme le fait son image ? Deux remarques nous peimetlent de répondre à la question posée. En premier lieu, « la volonté peut précéder un grand nombre de faits de locomotion qui se produisent d'autres fois sans elle; mais elle n'en précède aucun qui ne puisse on certains cas avoir lieu spontanément ». A le considérer en tant que phénomène organique, le mouvement volontaire n'a donc rien qui le différencie, qui le spécifie. En second lieu, « on sait et on convient universellement que jamais un mouvement n'est dû à la volonté formelle, sans que l'imagination ne l'envisage d'abord et sans qu'une certaine fin que la conscience se propose, une certaine passion par conséquent, ne lui serve de motif. Sur ce simple exposé, on doit conclure, ce semble, que ce que nous nommons la volonté n'est pas, à proprement parler, cause da la locomotion, et qu'il y a double emploi et vice de logique à la considérer comme telle '. )) La volonté n'est jamais la cause prochaine, immédiate du mouvement, elle peut en être seulement la cause éminente; quand la représentation est volontaire; mais entre la décision et le phénomène musculaire il y a toujours un intermédiaire, l'image passionnelle quelle maintient et qui lui sert de moyen. « La volonté produit la locomotion, dans certains cas. en ce sens seulement qu'elle appelle ou qii'elle cesse de suspendre une représentation, laquelle, en possession exclusive de la conscience, est immédiatement suivie du mouvement : ceci, à raison des lois qui rallachent les fonctions organiques à celles de la sensibilité, de l'entendement et de la passion-. » Nous voyons combien la pensée de Renouvier s'éloigne de celle de Maine de Biran qui dans l'effort musculaire croit voir l'application de la volonté même à l'organe quelle meut, et prend ce prétondu fait pi'imilif pour point de départ do