‹ La philosophie de Charles RenouvierChapitre 90 sur 182 · Lo(/iqne, t. II, p · texte numérisé non relu

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s'appliquer d'une manière réellement ambiguë à cet elTet L'I à son contraire, voilà d'autres énoncés qui trouvent de nombreux contradicteurs \ » Sous cette forme le principe de causalité n'est ni nécessaire a priori, ni fonde sur l'expérience, et on ne saurait l'invoquer contre les partisans du libre arbitre ; ceux-ci en clïet n'entendent nullement (( soustraire les actes libres à la loi de causalité, en ce sens que ces actes seraient sans cause, mais seulement soustraire certaines causes actuelles à la nécessité d'avoir en des faits antécédents donnés la totalité de leurs conditions à la fois nécessaires et suffisantes ■. » 11 faut avouer que, si le libre arbitre est réel, quelque chose du moins commence absolument. La conséquence n'est pas pour effrayer Renouvier. Pourquoi ne pas reconnaître dans la suite des phénomènes des commencements de séries qui sont par eux-mêmes indéterminés, quand nous devons reconnaître, sous peine de violer le principe de contradiction par la régression à l'infini, un premier terme du devenir, un commencement absolu que rien n'explique.

Opposera-t-on à la liberté non plus les catégories, mais la science positive, le déterminisme, qu'elle suppose et qu'elle confirme, la loi de la conservation de l'énergie, qui généralise ses résultats? Il est incontestable que l'objet de chaque science est de former une chaîne des phénomènes qu'elle étudie. Mais existe-t-il une science totale qui enchaîne tous les faits de tout ordre? Est-elle seulement possible ? En fait « peut-on citer un seul cas d'investigation scientifique où le savant ait pu se trouver à la gêne, en touchant à cette limite où l'on s'arrête devant les actes libres. Un pareil fait se produira le jour où la science sera achevée ^ » Qui sait même, s'il n'y a pas, comme le pensait Aristote, un domaine du fortuit? « Eston bien certain que toutes les déterminations animales

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