‹ La Philosophie de Charles SecrétanChapitre 3 sur 90 · La P/iilosophie de Leibniz, VP leçon, p · texte numérisé non relu

La P/iilosophie de Leibniz, VP leçon, p

métaphysique. « C'est, dit-il, le jugement naturel de la philosophie que nos voisins ont appelée philosophie de réflexion, qu'on pourrait appeler psychologique, dans laquelle l'esprit individuel se prend comme centre et mesure de tous les rapports... Les déterminations morales ont pour l'intelligence finie quelque chose d'immuable, d'absolu, et il semble absurde de les faire dépendre d'une volonté. Mais il suffit pour dissiper cette apparence, de faire attention que notre raison particulière est un produit de la même volonté qui a déterminé les vérités morales. Les vérités morales sont l'atmosphère de notre âme et son horizon. Elles sont nécessaires pour notre âme. Que dirait Leibniz de l'idée que le temps, l'espace, la logique résultent de la volonté de Dieu? Et cependant, il faut aller jusque-là, ou renoncer à Dieu '. » Ainsi, l'opposition du bien et du mal n'a pas de sens, relativement à Dieu. Mais elle est impliquée dans la liberté de l'homme. Elle naît avec la créature libre. La liberté de la créature est, comme celle de Dieu, liberté de choix; elle peut donc se déterminer ou dans le sens de la liberté de Dieu, ou dans le sens contraire. De là le bien et le mal. Le bien, c'est la détermination de la liberté de la créature dans le sens de la liberté de Dieu. Le mal, c'est la détermination de la liberté de la créature dans un sens contraire à celle de Dieu. « Abstraitement parlant, le mal est ce qui ne doit pas être, mais la source de tout devoir quelconque, c'est l'absolue volonté de Dieu... Le devoir ne s'adresse qu'à la volonté et ne peut avoir sa source que dans la volonté. Dire que quelque

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